Pulau Weh

Dernier passage par KL

Réveil difficile vers 10h... Petite douche froide pour se réveiller puis nous sautons dans nos vêtements et laissons la chambre miteuse du Chinatown de Kuala Lumpur sans regret !

 

Il nous faut un taxi pour nous emmener au KLSentral d'où nous prendrons un train pour l'aéroport. Plus de risque de se tromper d'aéroport, le LCCT (terminal pour les vols low cost) a fermé il y a un mois. Désormais, tous les vols partent du KLIA. Nous tombons sur un chauffeur de taxi d'origine indienne, peu farouche et plutôt content d'être là ! Nous faisons connaissance en trois mots. Il nous demande où nous allons et nous propose de nous emmener directement à l'aéroport pour le même prix que le train. Bien sur, nous acceptons, cela nous fait gagner du temps. Puis il nous met un peu de musique locale, qui ressemble à un mélange de raï et de hip hop. Il commence à fredonner, puis à faire claquer ses doigts. Petit à petit, le rythme entre dans sa peau. Il tape sur son genou et, visiblement à l'aise, il se met à chanter ! Cela nous fait beaucoup rire, nous en oublions un peu la fatigue et dansons avec lui. Il nous explique rapidement les paroles des chansons et à chaque fois qu'il change, il nous dit "This one is very nice !" avec son accent indien/malaisien qui roule les "r" !

Nous arrivons à l'aéroport bien en avance et découvrons le nouveau terminal 2, qui remplace donc le LCCT. Rien à voir avec ce dernier, le terminal 2 pourrait presque rivaliser avec un aéroport japonais.

 

Nous voyageons dans un avion visiblement tout neuf, à en croire l'odeur de plastique neuf et le cuir éclatant des sièges. À l'intérieur, on nous dévisage mais avec le sourire ! Les habitants de Sumatra n'ont encore pas trop l'habitude de voir des occidentaux !

Nous arrivons dans le petit aéroport de Banda Aceh en milieu d'après midi. Le temps de prendre nos visas et nous rejoignons le chauffeur de taxi envoyé par notre guest house. Nous apprendrons plus tard que nius sommes arrivés juste à temps sur le territoire Indonésien : Le visa est passé de 25$ à 35$ le 4 juillet 2014, soit 3 jours après notre arrivée. Nous avons réservé 3 jours de stage de kite surf dans une école tenu par des français et ils travaillent en collaboration avec une guest house tenue par des Indonésiens.

 

Ici aussi, la conduite est particulière. En Indonésie, la règle est la suivante : on regarde devant soi , on ne s'occupe pas de ce qu'il se passe derrière. Une fois acquise, cette consigne rend la conduite possible sur les routes souvent bondées des grandes villes de l'archipel (l'Indonésie compte environ 16 000 îles). Sumatra est majoritairement musulmane, et la province de Banda Aceh est soumise à la Charia, appelée aussi loi islamique, régissant la vie religieuse, politique et sociale de certains états musulmans. Par exemple, la Charia oblige les femmes à porter le voile et une tenue couvrant entièrement leur corps, à n'épouser qu'un homme musulman et les hommes, eux, ont l'obligation d'aller à la prière. Sous la Charia, l'alcool est prohibé, les couples adultères doivent être lapidés et on couperait les mains des voleurs. D'après ce que nous avons compris, toutes les règles ne s'appliquent pas scrupuleusement d'un état à un autre. Mais la Police de la Charia est, parait-il, très stricte. La loi a été adoptée en 2002, mais n'était pas vraiment respectée. Les habitants de la province d'Aceh sont alors persuadés que le tsunami était une punition divine et qu'il fallait désormais appliquer scrupuleusement cette Charia.

Car Banda Aceh est aussi la ville d'Indonésie qui fut la plus touchée par le tsunami du 26 décembre 2004. La vague destructrice avait fait au total près de 230 000 morts dont 168 000 dans la province d'Aceh. Il faut savoir qu'elle a également mis fin au conflit sanglant commencé en 1976 entre l'Armée Indonésienne et le mouvement séparatiste d'Aceh, qui revendiquait son indépendance. 

Lhoknga riverside resort

Nous entrons dans le domaine de Lhoknga Riverside / Aceh Kite School. 2,5 hectares de verdure en bordure d'une rivière, avec des petites constructions mélangeant briques, bambou et bois massif. Nous sommes chaleureusement accueillis par Alice, qui partage la vie de Régis, le prof de kite. Elle nous accompagne jusqu'au bungalow que nous occuperons cette nuit. Au fond du terrain, il y a une autre construction : 2 bungalows avec une petite terrasse sur laquelle sont installés une table et des chaises et un hamac. En contrebas, une cuisine d'été, un salon de jardin et la salle de bain commune aux deux bungalows. Salle de bain flambant neuve décorée avec goût par Sam, le maître des lieux.

 

Alice nous explique les subtilités qu'impliquent la période où nous arrivons à Banda Aceh : le ramadan a commencé depuis 2 jours et, ici, pratiquement tout le monde fait le ramadan. Les restaurants sont donc fermés la journée. Ils ouvrent à partir de 19h, mais referment à 20h pour la prière et ouvrent à nouveau entre 21h et 22h. Il vaut donc mieux anticiper. Mais Alice et Régis connaissent un endroit qui est ouvert toute la soirée. Et généralement, ils proposent d'aller dîner avec tous les clients des bungalows. Chacun loue un scooter, c'est préférable pour pouvoir bouger ici, car tout est assez éloigné de la guest house, et le soir tout le monde part en scooter au restaurant. Cette idée nous plait bien !

 

Un peu plus bas, en face de notre bungalow, il y a la maison de Sam et Chichi, sa femme. Une petite terrasse avec une autre cuisine d'été devant leur maison accueille les clients pour petit déjeuner, déjeuner, boire un verre ou tout simplement s'installer et discuter. Avec la rivière en contrebas, les fauteuils hyper confortables et la petite musique jazzy de Sam, l'ambiance semble être agréablement détendue.

 

En fin de journée, nous rencontrons Régis qui revient d'une séance de kite surf avec d'autres clients. Mark et Alex, un couple d'australiens, Veronica et Bernie, un couple d'allemands et Tommy, un allemand vivant à Barcelone. Nous faisons connaissance, tout le monde semble bien sympa !

 

Nous partons donc dîner tous ensemble, en scooter, dans un restaurant sur une plage, où nous mangeons des pizzas cuites au feu bois ! Mmmmmmhhhhh ! Mais pas autant que chez nous quand même ;-)

Pendant la soirée, Régis nous explique que les conditions ne sont pas excellentes pour le kite en ce moment, car il y a peu de vent. Étant donné que nous voulions voir Pulhau Weh, une île au nord de Sumatra, nous pensons qu'il serait judicieux d'y aller dès le lendemain pour y passer 3 jours et revenir à Banda Aceh en fin de semaine, en espérant que les conditions s'améliorent. Mark et Alex, les australiens, décident de se joindre à nous.

Alice nous propose de laisser nos gros sacs à la guest house et de partir juste avec les affaires dont nous aurons besoin sur l'île : maillots de bain, serviette et quelques vêtements ! Nous commençons vraiment à nous sentir en vacances, dans un contexte plage, détente, no stress !! 

Le matin suivant, nous partons donc en scooter avec nos amis australiens, direction le port pour prendre le ferry pour Pulau Weh.

 

Vers 10h30, un homme nous apprend que le ferry est annulé faute de monde, et qu'il ne partira qu'à 14h. Nous décidons donc de mettre ce temps à profit pour acheter un peu de nourriture, ravitailler nos scooter en essence et visiter les environs. Mark et Alex nous ont parlé du "boat on the roof", un héritage du tsunami, où ils proposent de nous emmener.

 

Il s'agit en fait d'un bateau de pêche qui s'est retrouvé sur le toit d'une maison lorsque la vague a tout emporté, le 26 décembre 2004. Ce bateau était à l'époque en réparation. Le skipper avait demandé aux 56 personnes travaillant sur le bateau de préparer celui-ci à une sortie en mer pour le 26 décembre 2004. Mais, très tôt le matin de cette triste date, la vague a emporté le bateau avec au total 59 personnes dessus. 1 km plus loin, le bateau s'est immobilisé sur le toit d'une maison abritant une famille. Les 59 personnes ont pu rester en vie, ce qui n'aurait certainement pas été le cas s'ils avaient été en mer à ce moment là, cela s'est jouer à seulement quelques heures... La famille dans la maison a également survécu. Ce qu'ils n'ont pas vu tout de suite, c'est qu'un crocodile était coincé sous la coque du bateau !

 

La maison est restée telle quelle après le passage de la vague, elle est donc en ruine. Le bateau a été repeint et une installation visant à le stabiliser a été entreprise. Dans la maison, une exposition d'images prises quelques jours après la catastrophe. Ce lieu est vraiment chargé d'une atmosphère lourde.

Le 26 décembre 2014, cela fera 10 ans que ce terrible drame a eu lieu. Il est encore très présent dans les esprits des habitants de l'île.

Pulau Weh

Après 1h30 de bateau, nous débarquons à Sabang, sur l'ile de Pulau Weh. Nous prenons nos scooters et partons en direction d'Iboih, un petit coin de paradis à une heure de route. La route est ponctuée de montées et descentes parfois vraiment raides, de magnifiques panoramas, de traversées de la jungle ! Certaines montées sont tellement raides que les scooters peinent à arriver en haut ! À un moment, nous tombons nez à nez avec de petits singes ! Ils sont au milieu de la route et, à notre passage, font mine de nous attraper les pieds en prenant un air agressif ! Ils sont nombreux, nous ralentissons puis quittons au plus vite ces lieux où nous ne sommes visiblement pas les bienvenus !

 

À Iboih, nous arrivons à un petit parking à partir duquel l'accès est exclusivement piéton. Une allée en pierres traverse la jungle dans laquelle sont installées des bungalows qui surplombent la mer, d'une couleur époustouflante. Nous en trouvons un pour 2 nuits. Le bungalow est assez spartiate, tout en bois avec une salle de bain à l'indonésienne, sans lavabo, avec un grand bac à eau et une gamelle en guise de chasse d'eau. La douche a une très faible pression et l'eau qui en sort est salée ! La proximité avec les insectes est très difficile pour moi mais j'essaie de surmonter ça... Pas toujours facile !

 

La journée est presque terminée. Le moment est venu de manger, enfin ! Nous n'avons rien avaler depuis le petit déjeuner. Sur le bateau, nous ne pouvions pas vraiment grignoter ni boire, par respect pour les passagers faisant le ramadan. Ensuite, une fois sur l'île, on ne trouve pas un restaurant d'ouvert avant 19h. Nous trouvons un petit resto sur le chemin de notre guest house, sur une terrasse avec cuisine en plein air, comme cela se fait beaucoup ici. Puis nous rentrons, à la lumière de nos lampes d'iPhone. Il est important d'avoir toujours une lampe à portée de main en fin de journée car les coupures de courant sont très fréquentes ici.

 

Au petit matin, nous allons chercher notre petit déjeuner. Il y a un restaurant à Lulya guest house, mais Yon, un des employés, nous a expliqué que pendant le ramadan, il est préférable que nous mangions sur la terrasse de notre bungalow pour éviter de tenter les indonésiens privés de nourriture pendant la journée. Cela ne nous pose pas de problème même si nous pensons qu'il est un peu étrange de la part d'un établissement recevant des touristes d'imposer cela à ses clients ! Mais soit, nous ne sommes pas mal sur notre terrasse face à la mer ! Pendant que les petit déjeuner se préparent, nous allumons nos téléphones. Un court moment de réception wifi nous permet de recevoir les mails, messages et mises à jour en suspens depuis 2 jours. Les premières nouvelles ne sont malheureusement pas très bonnes... Romain apprendra la mort d'un de ses anciens collègues de travail. Cela fait partie des choses un peu angoissantes lors d'un voyage : on a toujours peur que quelque chose arrive à l'un de nos proches alors que nous sommes loin.

 

L'ambiance n'est pas à la fête mais c'est notre dernière journée sur Iboih alors je pousse Romain à faire un peu de snorkelling, il y a une multitude de jolis poissons colorés à voir. Je peux en voir juste en me penchant au dessus de l'eau. Je suis condamnée à attendre encore quelques jours avant de pouvoir me baigner... Que c'est frustrant lorsque vous avez à vos pieds une mer de cette couleur ! L'eau est vraiment crystaline et permet une visibilité d'au moins auinze mètres en snorkeling. Un vrai régal pour les yeux, pourtant le corail a vraiment été abimé par rapport à la dernière décénie. Effectivement, le fond est jonché de débris de récifs coraliens. Malgré cela, la beauté du lieu vaut le déplacement (et la nuit dans le bungalow...)

 

Soudain, je vois Romain sortir un peu rapidement de l'eau. Il a vu un requin à une dizaine de mètres de lui !! Apparemment, ils ne sont pas dangereux dans cette zone, mais on n'a pas pour autant envie de rester dans l'eau après en avoir vu un...! Malgré le passage "dent de la mer", Romain semble se détendre un peu et profiter de l'endroit paradisiaque. 

 

Le soir, il tentera d'appeler l'un de ses amis, pour prendre de ses nouvelles suite au triste événement survenu. Difficile de se parler de tout ça par Skype, d'autant plus que la connexion reste aléatoire et que, par dessus le marché, un indonésien, qui bien sur ne comprend pas du tout la situation, et est visiblement captivé par la technologie Skype, est venu se coller à Romain et apparaît donc avec lui sur l'écran...! Comment lui faire comprendre que le moment est mal choisi ?... Lui semble visiblement très content de passer à l'image !

Le lendemain, la journée commence sur une note pour le moins exotique. Pendant que nous nous réveillons tranquillement, j'entends des bruits très distincts sur la terrasse de notre bungalow, comme si quelqu'un fouillait dans un sac plastique. Je fais du coude à Romain qui est en train d'écouter de la musique. Il se lève et regarde par la fenêtre : c'est un singe qui fouille notre poubelle !! Mais il déguerpi dès qu'il entend Romain près de la porte. Pas de doute, nous sommes sous les tropiques !

 

Nous voilà donc repartis sur notre scooter ! Mais avant de quitter cette partie de l'île, nous faisons un petit détour : nous ne pouvons pas quitter Pulau Weh sans être allés au Kilomètre Zéro, là où commence l'Indonésie... Pendant un long moment, nous sillonnons une route entourée de jungle, qui semble être coupée du monde. Après avoir roulé sur un serpent, sur des branches de palmiers et croisé quelques singes, nous arrivons au fameux Kilomètre Zéro. Géographiquement, cet endroit n'est pas précisément le début de l'Indonésie. Mais il a été placé ici pour son point de vue remarquable.

 

Il y a quelques petites échoppes fermées sur le bord de la route et le vent, qui souffle très fort aujourd'hui près de la mer, menace d'arracher leurs toits en toile. L'endroit est désert, nous croisons seulement... un sanglier ! Il erre ça et là et bizarrement... J'ai envie de partir maintenant !

 

Cap sur Sabang ! Après une bonne heure de scooter, nous arrivons à Casa Nemo. La guest nous a été conseillée par Alice. De plus, nous sommes plus près du port pour le ferry du lendemain à 7h. Casa Némo donne sur un grand jardin surplombant la mer turquoise, parsemé de bungalows assez éloignés les uns des autres. Après avoir passé deux nuits dans la cabane qui me faisait peur à Lulya guest house, nous décidons de prendre un des meilleurs bungalows de Casa Nemo ! Et nous avons de la chance, car apparemment, il n'est pas rare que la guest house affiche complet.

 

Nous passons la journée à flâner sur la plage. Le temps se couvre et c'est la pluie qui nous lèvera de nos transat ! Dur dur les vacances !

Et pour finir notre séjour sur Pulau Weh, nous dinons local : poisson fraîchement pêché cuit au barbecue ! Nous prenons notre temps, d'autant plus qu'il y a le match France-Allemagne à 23h et nous comptons aller le voir dans un coffee shop.

Expérience unique ! Il faut savoir que les indonésiens ADORENT le foot. Ils se réunissent tous sur la terrasse d'un bar ou d'un coffee shop.

Nous voilà assis autour d'une grande table avec les locaux et seulement deux autres touristes... un couple d'allemands...! On nous sert un thé et un café, bien chargé en sucre, on ne risque pas de s'endormir. La télé est installée en hauteur, dans une boîte que l'on peut fermer grâce à un cadenas. Et pour ouvrir la boîte, un système de poulie a été installé : il suffit de tirer sur une cordelette et un clapet s'ouvre, laissant apparaître l'écran de la télé à tube cathodique.

 

Les indonésiens soutiennent tous un club de foot mais réagissent toujours avec enthousiasme peu importe d'où vient l'action. Malgré la défaite, l'ambiance est très agréable et nous passons une bonne soirée, en immersion dans une soirée foot indonésienne !

 

Demain, retour à Aceh ! 

Sur les conseils de notre hôte à Casa Nemo, nous partons à 7h vers le port, pour avoir le ferry de 8h. Nous espérons qu'il y aura de la place, mais en cas de problème, on nous a dit qu'un second ferry partait à 14h.

Nous arrivons au port à 7h20. Les gens nous font signe d'aller vite à l'entrée du bateau. Là, affolement ! On nous presse, il faut prendre un ticket et vite amener le scooter à l'entrée du ferry. C'est qu'il est déjà bien plein ce bateau..!

Au bout de quelques minutes, un homme vient nous voir pour nous informer qu'il est impossible de charger un scooter de plus et que nous devons revenir pour le prochain ferry... À 8h demain matin !! Hé non, il n'y a pas de ferry à 14h, être en période de ramadan change beaucoup de choses ! Par dépit, nous attendons quand même 1/4 d'heure de plus. Nous sommes en Indonésie, on ne sait jamais ..! Et cette théorie s'avère efficace puisqu'une dizaine de minutes plus tard, un homme nous fait signe que nous pouvons amener notre scooter et monter sur le bateau. Ouf ! Ils ont entassé tous les scooter pour en faire entrer un maximum ! Il y a même deux femmes qui, pour monter sur le pont du bateau, sont contraintes de se mettre debout sur des selles de scooter !

Les indonésiens sont en train de savourer de copieux petit déjeuner avant que sonne l'heure du jeûne quotidien. Et quand ils ont fini de manger, les déchets sont tous simplement jetés à côté d'eux, si bien qu'au moindre coup de vent, nous nous retrouvons avec des emballages plein de restes dans la figure. Grrrrrrr ! Il serait vraiment temps qu'ils apprennent à se servir des poubelles !

De notre côté, nous nous réservons pour le petit déjeuner du Lhokngna Riverside. 

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