Péninsule de Kii

Find Europcar...

Départ de Kyoto direction la péninsule de Kii en voiture pour 2 jours : Mont Koya, Yoshino et Ise.

Romain a réservé une voiture que nous devons récupérer à l'aéroport d'Osaka à 13h. Tout va bien, nous sommes dans les temps et vu la régularité des trains, pas d'inquiétude

Sauf que, la petite blagounette "il y a 2 aéroports dans la même ville", ils aiment bien la faire aussi (nous rappelons à votre souvenir le "on a failli louper l'avion" à Kuala Lumpur).

Enfin là, ils ont tous les 2 le même nom, à un détail près ( Osaka et Osaka-Kansai) et ils sont à plus d'une heure de trajet l'un de l'autre... 

Grosse panique parce qu'en plus de payer un nouveau trajet pour se rendre à Osaka-Kansai, on risque de payer des pénalités pour avoir récupéré la voiture de location en retard... 

Nous arriverons finalement à 16h au kiosque d'Europcar et, bonne surprise, on ne nous fait pas payer de pénalités, le monsieur décale simplement notre location de 13h à 16h, ce qui nous arrangera même, puisque nous gagnons 40€ sur la location. Ouf ! Cette fois encore, on s'en sort plutôt pas mal... On touche du bois !!

Sinon quand est il d'Osaka? Ben franchement c'est pas très joli, très industriel et bétonné de partout. Dommage que nous n'ayons pas le temps de découvrir les coins sympas, il paraît que c'est le soir que la ville prend tout son charme. 

Embarquons dans la Nissan Note en boîte auto. Alors la conduite au Japon, ça se passe comment ? Volant à droite, conduite à gauche, GPS parlant en Anglais mais tout écrit en Japonais... Ça va bien se passer...!!

Après 2 ou 3 coups de frein du pied gauche bien brutaux (réflexe d'embrayage), Romain semble être à l'aise sur les routes nippones !

La route du Mont Koya tourne dans tous les sens et la Nissan donne tout ce qu'elle a. On croise des motos, Romain verse sa larme...

Nous arrivons sains et saufs au Mont Koya (Koya San). Situé sur la péninsule de Kii, à 1000 m d'altitude, le Mont Koya est réputé, entre autre, pour son immense cimetière Onomi dans lequel reposent de nombreux moines bouddhistes célèbres au Japon. 

Koya-San

Le GPS nous amène à bon port : nous voici devant le Temple Regenjo In, dans lequel nous passerons la nuit.

Ah oui, parce que dormir dans un temple bouddhiste fait partie des expériences à vivre si vous allez au Japon !

Sous le grand porche à l'entrée du temple, sont disposés des étagères sur la droite, et plein de chaussons par terre, soigneusement alignés. Vous êtes invités à poser vos chaussures sur une des étagères et à chausser une paire de chaussons ( 2 tailles sont prévues : large et médium). L'accueil est, comme partout au Japon, chaleureux et très agréable. Il est 17h20, on nous propose d'assister à la séance de méditation de 17h30, après avoir posé nos sacs. En faisant vite, on peut y être a temps.

Avant cela, un jeune moine nous accompagne pour la visite des lieux. Le temple est superbe...

Le moine court dans les allées en bois qui parcourent le temple, nous montre notre chambre, les toilettes, les onsen (bains japonais) et le reste du bâtiment. Stupéfaction lorsque que nous lui posons une question en anglais, il sort un Iphone pour nous proposer une traduction. Au Japon les moines sont déjà en 2.0. 

Il nous mène en salle de méditation dans laquelle sont déjà installés une quinzaine de personnes. La salle est plongée dans l'obscurité et baignée dans l'odeur de l'encens. Nous sommes déjà dans l'ambiance...

Nous sommes tous assis en tailleur face à un moine qui, pour commencer, nous parle du temple et de la méditation. Il nous explique l'importance de se tenir bien droit (comme si notre buste était dans un tuyau) et de bien respirer. Il nous tourne ensuite le dos pour s'installer face à d'autres moines. Il se mettent à chanter (une prière certainement). On croirait presque qu'il jouent du dijeeridou ! Puis nous voilà plongés dans le silence pour une méditation qui durera 40mn. Rester assis bien droit en tailleur relève de l'impossible pour la majorité d'entre nous ! Les nerfs sciatiques sont mis à rude épreuve. 

La séance se termine, nous nous levons en silence (ouf, ça soulage le dos et les jambes !) et sortons de la salle de méditation. Il faut faire vite, le dîner va être servi dans les minutes qui suivent (et moi j'ai super faim...;-))

Nous descendons dans la salle commune. C'est une salle qui peut presque entièrement s'ouvrir par des portes coulissantes quadrillées en bois et recouverte d'une sorte de papier épais. Dans la salle sont disposés des coussins les uns en face des autres et des plateaux garnis de nourriture entre les coussins.

Il est d'usage de se déchausser à chaque fois que l'on entre dans une pièce, de porter le Yukata (kimono) pour dîner et pour dormir et de manger assis sur les coussins. 

Meme si les repas des moines sont végétariens le dîner est assez copieux et les goûts sont vraiment très différents de notre cuisine. En fait leur cuisine est faite sans assaisonnements pour sublimer me goût naturel des aliments. Les plats sont très raffinés. 

Avant d'aller nous coucher, une autre expérience nous attend : les bains japonais ou onsen.

Bien sur, les onsen ici ne sont pas mixtes. Nous comprenons vite pourquoi! Parce que les onsen, c'est TOUS À POIIIIIL !!!

On se lave assis sur un tabouret, on se sert d'une toute petite serviette humide et du savon puis on se rince. On va ensuite dans le bain (qui doit être chauffé à au moins 45°/50°).

Je rencontre une canadienne dans le bain. Vraiment mal à l'aise au début, on finit par ne plus faire attention, et on papote !

Romain, lui, fait la connaissance de Nicolas, un français voyageant régulièrement au Japon qui nous proposera de se voir sur Tokyo. 

Finalement la barrière de la nudité est vite franchie et les Onsens sont des vrais moments de détente.

Après cette expérience, nous décidons d'aller visiter une partie du cimetière de nuit. La lumière des éclairages qui découpe les tombes entre les troncs des cèdres donne une ambiance particulière. 

D'ailleurs nous abrègerons la visite car il fait assez froid (nous sommes à 1000m) et non pas parce que les réverbères se mettent à clignoter avant notre passage...

De retour au temple, nous dormons donc en Yukata, sur des futons au sol. Les murs des chambres sont toujours fait de ces fameux panneaux coulissants en papier épais. Il est donc préférable d'être discret... Ce que notre voisin n'avait peut-être pas compris puisque ses flatulences viendront nous bercer au petit matin... Ahhhh le réveil Japonais^^

On the road again...

Le petit déjeuner a lieu, comme pour le dîner, dans la salle commune. 

Toujours végétarien bien sur, bien qu'un peu moins riche que le dîner. Et au niveau du goût, nous dirions.... Spécial ..!

Nous quittons le temple, ravis de cette expérience ! 

Direction maintenant le cimetière de Koya San. De jour, nous pouvons apprécier la hauteur des cèdres : effectivement, c'est immense, impressionnant...

Baigné de quiétude, le cimetière abrite d'innombrables tombes, de tous les côtés. Tellement de tombes que locaux ont renoncé à les compter quand ils sont arrivés à plus de 30000. La lumière qui arrive à traverser les hauts feuillages donne au cimetière un aspect mystique. Pour peu on en oublierait que des gens sont enterrés tout autour de nous. 

Après plus de 3 heures de marche, nous reprenons la Nissan. La route en direction de Yoshino, est encore plus sport que celle de la veille. 

En arrivant, nous ne pouvons que constater que, malheureusement, la floraison est terminée et pratiquement tous les pétales sont tombés... Les photos des Sakuras attendrons Aomori.

Nous nous dirigeons maintenant vers Ise, ville en bord de mer où nous avons prévu de passer la nuit. 

Le GPS, qui nous a toujours amenés à bon port jusqu'ici, montre ses premières faiblesses.

Impossible de trouver notre guesthouse. Et nous sommes dans un quartier plutôt calme donc difficile de trouver de l'aide. Finalement, nous croisons un petit monsieur. Bien sur, il ne parle pas anglais mais nous réussissons tant bien que mal a communiquer. Il nous propose de nous accompagner. Nous laissons la voiture garée et partons à pieds avec lui. Au bout de 5mn de marche, il nous fait demande de l'attendre un instant. Et il revient.... En voiture !! Voilà une parfaite illustration de l'amabilité, de la serviabilité et de la gentillesse des japonais. Et voilà notre petit monsieur qui nous ramène en voiture jusqu'au parking et qui nous guide ensuite jusqu'à la guesthouse ! C'est merveilleux ! On se croirait presque dans Pékin Express. 

La facade de la Kasami guesthouse donne le ton avec son slogan "Sleep and relax" ("dormez et relaxez-vous" pour certains de nos amis qui ne sont pas très à l'aise avec l'anglais ...;-)))) ici, c'est ambiance hippie !

Et comme dans tous les hébergements où nous sommes allés jusque là, il faut payer à l'arrivée et en cash. Nous décidons d'aller nous balader un peu en bord de mer, notamment pour voir les married rocks, puis, au retour, nous chercherons un distributeur.

Les married rocks sont deux rochers, l'un plus gros que l'autre, plantés dans la mer à environ 10 mètres du bord, et reliés l'un à l'autre par une sorte de petite passerelle en corde. Au crépuscule, des spots éclairent nos deux rochers amoureux... Séquence romantique ;-)

La nuit est maintenant bien tombée, il nous faut allé à un distributeur avant de retourner à la guesthouse. Pas d'inquiétude, les "cash machine" acceptant les cartes étrangères sont très facile à trouver partout... Mais pas à Ise ...! Il est 21h, après avoir tenté en vain de retirer de l'argent dans une douzaine de distributeurs, nous retournons à la guesthouse et demandons si nous pouvons bénéficier d'un crédit jusqu'au lendemain, en espérant trouver une banque ouverte qui nous fasse le change. D'abord un peu réticents, nos hôtes finissent par accepter, mais ils demandent à garder mon passeport en otage ;-) un couple de quinquagénaires français assis à une table juste derrière nous disent qu'ils ont eu le même souci. Ils nous proposent même de nous dépanner 1000¥, ce que nous refuserons gentiment, nos hôtes ayant accepté d'attendre jusqu'au lendemain. Nous engageons alors la conversation avec eux.

Richard et Lucette sont très sympathiques ! Ils vivent aux alentours de Marseille et sont au Japon pour raisons professionnelles d'abord (pour le boulot de Richard), et vacances Derrière nous, le propriétaire de la guesthouse se met à jouer de la guitare. À Kasami, on est détendu !!

Après une bonne douche dans des sanitaires communs toujours exemplaires de propreté, nous montons nous coucher. La chambre est en Japanese style : on ferme la porte coulissante, on déplie les futons sur les tatamis posés au sol, on installe les draps propres remis à l'accueil... Mine de rien, c'est confortable, et on commence à s'y habituer !

Re-encore on the road again...

Pas le temps de trainer au lit (enfin sur les futons), nous avons encore de la route et devons restituer notre voiture pour 16h.

Romain commence par se rendre en ville pour trouver une banque. Le jeune homme de l'accueil de Kasami l'accompagne pour le guider. Finalement, c'est au post office que se trouve un distributeur prenant notre carte. Donc les retraits au Japon c’est 7/11 ou Post Office. On peut payer la nuit et surtout récupérer le passeport d’Emilie. Ouf !

Pas de rancœur pour nos hotes, ils nous demandent même de prendre la pose pour une photo souvenir qu'ils mettront dans leur guests' book. 

Allé, en voiture Simone !... Heu, non... On va plutôt dire : on the road again ! Direction l'aeroport d'Osaka pour rendre la voiture. 

Le timing est bon, nous allons même pouvoir nous arrêter en route pour manger un morceau.

Iga est une petite ville à mi-chemin entre Ise et Osaka. Nous nous y arrêtons au hasard en passant devant la cafétéria Hanabusa. Et nous comprenons rapidement que des écoles de Ninja sont nichées dans cette ville. Nous croisons quelques jeunes élèves Ninja en tenue, mais ils sont déjà trop furtifs (ou nous trop lents à sortir l'appareil) pour immortaliser cette drôle de rencontre, nous la garderons dans nos souvenirs...

Nous entrons dans la cafétéria. À une autre table se trouvent deux femmes qui nous regardent, amusées. Visiblement, les visiteurs étrangers ne doivent pas souvent s'arrêter à Iga : nous intriguons beaucoup ses habitants ! Nous parvenons à échanger un peu avec elles. Puis elles sortent chacune leur téléphone pour se prendre en photo avec nous avant de quitter la cafétéria !

L'heure a tournée sans que nous y prêtions vraiment attention, il va falloir songer à reprendre la route rapidement ! D'autant plus que nous devons ravitailler la voiture en carburant avant de la rendre.

Malgré tout nous devrions être a l'heure : les autoroutes sont limitées a 80 km/h et les nationales a 60. Mais comme personne ne respecte ces limitations, nous gagnons du temps en roulant "légèrement" au dessus des limitations. Il faut bien s'adapter a la culture locale ... 

Donc, nous devrions être à l'heure... Mais c'était sans compter sur une nouvelle défaillance de notre GPS... Qui ne nous guide pas correctement jusqu'à la station essence et nous fait louper la sortie ! Moralité : "rien ne sert de courir, il faut partir à point". S'adapter à la culture locale, c'est bien, mais il faut aussi savoir exporter sa sagesse ;-) 

16:30, la voiture est rendue, sans surcoût ... Ouf!

Finalement ces 2 jours en voiture sur la Péninsule de Kii nous laisse un peu sur notre faim : trop de voiture, peu de visite, peu de temps... Il aurait été plus judicieux de se rendre à KoyaSan en train et de repartir le lendemain ou de louer une voiture sur 4 jours au moins pour visiter la Péninsule. Nous prenons bonne note pour la suite de notre voyage : renoncer à certaines visites pour mieux profiter de celles que l'on choisi de faire. De toute façon, on ne pourra pas tout voir...

Fort de cette leçon, nous reprenons un Shikansen (le Sakura s'il vous plaît ;-)) en direction d'Hiroshima, pour un petit devoir de mémoire

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