Bangkok

Bangkok express

Par Emilie

 

Nous arrivons à l'aéroport de Bangkok un peu avant midi.

 

Nous récupérons nos bagages et nous dirigeons vers la sortie, avec pour objectif de trouver un taxi qui nous emmène dans le vieux Bangkok. Nous y avons réserver un hôtel sur les conseils de mon amie Leslie.

 

Dehors la chaleur est écrasante.

Nous trouvons rapidement un taxi, il y en a des dizaines qui attendent le client.

 

Nous roulons pendant 1/2 heure et découvrons nos premières images de Bangkok. Nous sommes tout d'abord surpris : c'est bien plus développé et "bétonné" que ce que l'on s'était imaginés. Des nuages de pollution s'étendent sur la ville...

Taxis, tuk-tuk, berlines, camions, bus, scooter et petites motos se "partagent" la route !

Ici, on se double aussi bien par la gauche que par la droite et on laisse très peu d'espace entre chaque véhicules. On roule partout où l'on peut : sur les bas cotes, sur les zèbras... Il n'y a pas de règle !

 

L'hôtel Phranakorn se situe dans une petite ruelle à l'abris des bruits de la ville. La déco est vraiment sympa : il y a des vitrines de petits magasins factices avec des décors des années 70. Il y a une sorte d'estrade en bois couverte par un toit en chaume, sur laquelle sont disposés des matelas à transat à même le sol, des tables entre chaque matelas et des gros coussins. En face, des tables et des bancs où sont servis les petits déjeuners et les déjeuners.

 

Nous avons une chambre climatisée, ouf ! Elle est très colorée, la déco est chargée mais c'est très joli. Il y a un petit lecteur de CD qui tourne laissant des sons indie rock apaiser l'atmosphère.

Nous allons ensuite nous installer sur les matelas, sous les ventilateurs, où nous passerons le reste de l'après midi, la nuit dans l'avion n'ayant pas été vraiment reposante. J'avoue aussi que l'idée d'aller en ville par cette chaleur, avec tout ce bruit et cette pollution m'enchante guère...

 

Il y a de l'eau fraîche et du thé glacé à disposition des clients. Malgré la lourdeur de cette chaleur chargée d'humidité, l'atmosphère est très calme et reposante.

 

En fin d'après-midi, nous décidons tout de même d'aller faire un tour dans les rues avoisinant l'hôtel.

Nous traversons d'abord une ruelle assez calme avant d'arriver dans le centre du vieux Bangkok. Là, nous entrons dans l'effervescence oppressante des grande villes asiatiques. Magasins et petites échoppes sont collés les uns aux autres. Sur les trottoirs, on improvise des petits stands de brochettes, de nouilles et autres plats thaï. Les fumets qui s'en dégagent se mélangent et viennent nous emplir les narines. Le bruit du passage incessant des voitures, motos et scooter et des gens qui crient pour s'interpeller est presque infernal.

Contrairement à ce qu'on avait pu entendre, les gens ne sont pas très souriants ici...

 

Nous regagnons dès que possible une petite ruelle plus calme. Nous traversons des ruelles encore plus petites, dans lesquelles on ne peut circuler qu'à vélo ou à scooter. Les habitations sont toutes touchantes. Ce sont comme des petites maisons avec des ouvertures donnant sur la rue, et dans lesquelles les gens entassent une multitude d'objets (des pneus, de la ferraille, des bibelots...). Il y en a partout, par terre, accrochés aux murs, aux plafonds. Et au milieu de tous ces objets qui semblent usés ou hors d'usage, un gros frigo, une grosse télé !

Les habitants installent des chaises devant ces petites maisons et restent assis là, dans la rue ou bien sont allongés chez eux, sur un matelas posé sur le sol. Les enfants jouent dehors, pieds nus.

C'est très étrange de voir ce contraste entre ces petite ruelles miséreuses et la ville où le niveau de vie semble un peu plus élevé. Et en même temps, en voyant parfois dans ces habitations une télé, on se demande presque si c'est bien de la misère ou tout simplement une façon de vivre.

 

Nous découvrons qu'une partie de la terrasse est consacrée à la culture d'un potager. Ici, tous les repas sont cuisinés à partir des produits cultivés par l'hôtel. D'ailleurs, nous avons pu voir que le personnel de l'hôtel fabrique lui-même son savon, sa lessive, et toute une gamme de produits pour le corps (anti moustique, crèmes...).

 

Les températures se sont légèrement rafraîchies et nous apprécions beaucoup le dîner sur cette terrasse. Le repas est très bon, excepté peut-être une mauvaise surprise pour Romain : la jolie langoustine qu'il a commandé baigné dans un potage quelque peu épicé. L'ignorant, Romain a pris de bon cœur une pleine cuillère de ce potage et ses papilles sont fait la rencontre d'un piment rouge !! C'est quand j'ai vu son front perler que j'ai compris qu'il était peut-être temps de lui donner le remède communiqué par le malaisien rencontré a Kuala Lumpur (eau chaude sucrée). Apparemment, c'est efficace !

 

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