Sa pa

De retour en montagne

Par Emilie

 

Le bus de la baie d'Halong nous dépose à 10mn à pied de la gare. Nous marchons dans les rues brûlantes et bruyantes de Hanoi avec nos gros sacs sur le dos. Nous sommes attentifs car nous devons passer devant une curiosité de la ville. Nous avons entendu parler de rues dans lesquelles des trains passent ... au milieu des habitations ! Et en principe, à l'approche de la gare, nous devrions passer devant l'une de ces rues : la rue Dien Bien Phu.

 

Lorsqu'un train part de la gare, deux fonctionnaires postés dans une gargote au début de cette rue, sont chargés d'ouvrir un portail pour laisser passer le train et fermer des barrières pour bloquer la circulation. Ils n'opèrent qu'au dernier moment pour bloquer la circulation le moins longtemps possible. Les habitants de la rue rentrent chez eux, rangent les quelques scooters et autres objets traînant devant leur porte. Le train passe, les barrières rouvrent, les habitants ressortent de chez eux, la vie reprend son cours... Cette rue est, pour nous touristes, juste impressionnante ! Dire que chez nous, habiter près d'une voie ferrée est rédhibitoire pour le bruit, ici, la voie ferrée passent devant la porte des gens qui vivent dans ces rues !! Pour traverser la rue, ils marchent sur les rails !

 

Pour éviter de payer des coms inutiles aux agences du coins nous avons decidé de prendre les billets de train par nos propres moyens.

Nous demandons à un agent où pouvons nous acheter des billets de train. Sans un mot ni un sourire, il nous indique d'un geste la direction à prendre. Nous commençons à être habitués et ne prêtons plus attention à ce genre de chose. Si nous voulons de la chaleur, il y en a dehors, pas dans le comportement des gens ;-)

 

Nous traversons la petite gare d'Hanoi. Nous passons dans un petit couloir dont l'odeur nous laisse deviner qu'on ne doit pas être loin des toilettes... nous passons devant et espérons ne pas en avoir besoin... Puis nous arrivons dans un hall avec plein de chaises et une rangée de guichets. Nous prenons un ticket. Là nous croisons un couple à qui nous demandons si c'est bien ici que nous pouvons acheter des billets pour Lao-Caï. Ils nous le confirment et nous conseillent d'être rapides à l'appel de notre numéro. Ici, on est très rapide pour passer devant les autres ! Entendu, nous nous installons à des places stratégiques, prêts à bondir à l'appel de notre numéro. 20 minutes plus tard, plus que 8 numéros avant le notre. "Tu as des dôngs ??" Me demande Romain. "... Oups..." Allé on se dépêche, il faut aller retirer de l'argent avant qu'on ne soient appelés !

Je me presse dehors, ouf ! Un ATM juste devant moi. Oui ... mais non, il rejette ma carte. Une banque dans la rue en face ! Vite, après quelques mouvements de recul, je traverse tant bien que mal au milieu de ces voitures et scooters qui ne s'arrêtent pas. Cette banque là aussi rejette ma carte !! La pression monte ! Je demande à la guichetière qui me dit qu'à 5 mn de là, il y a une banque qui accepte les visas. Comment ça ?? Jusque là, tous les ATM acceptaient les visas, pourquoi faut-il aller dans une banque spéciale, maintenant ??! Je marche le plus vite possible. Par dépit, je m'arrête tout de même à un autre ATM. Ça marche !! Je fonce à la gare. Mais Romain m'attend devant... Trop tard, il a du laisser sa place...

Très bien, on va la jouer locale : nous retournons aux guichets et dès que l'un d'eux se libèrent, nous nous y imposons. Ça marche ! Personne ne dit rien et on nous délivre nos tickets de train !

 

Le train démarre à 21h30 pour arriver à 4h50 (normalement) à Lao Caï. Nous devrons ensuite rejoindre Sa Pa par minibus. Du coup nous prenons le temps de manger en streetfood dans les rues d'Hanoï avant de rejoindre notre compartiment couchette. Romain prend une soupe (Phô) qui ne m'inspire guère, surtout vu l'état de la "cuisine" à même le trottoir.

 

En arrivant au train, nous sommes pris à parti par un individu qui semble vouloir nous indiquer notre compartiment. Plutôt sympa... non plutôt intéressé car ce brave homme nous réclame maintenant 100 000 dongs. Heureusement Romain à vite fait de dégager le petit malin.

 

La couchette est relativement confortable. Mais comme dans tout bon transport asiatique, nous sommes secoués comme dans un shaker et le train fait beaucoup de bruit. Ajoutez à cela la clim trop forte dont la bouche est située au plafond juste au dessus de nos têtes et des odeurs de cigarettes qui pénètrent toutes les heures dans notre compartiment. Si les deux femmes dorment profondément, Romain, lui, dort en pointillé et moi pratiquement pas.

5h du matin, heure d'arrivée initialement prévue. Les deux femmes se réveillent. Et elles ont des choses à se dire, des coups de fil à passer et une séance maquillage avant l'arrivée. Oui, parce que nous sommes en Asie, nous n'arriverons donc pas à l'heure prévue ! Et pour se maquiller, il faut de la lumière. Qu'à cela ne tienne, elle allume le gros spot qui se trouve... juste au dessus de nos têtes, autour de la bouche de clim. Autant dire que le réveil est agressif... Nous savons qu'il est dans leurs habitudes et leur mode de vie de ne pas avoir de délicatesse et de prévenance envers les autres et que cela n'a rien de méchant. Mais il y a des moments où on ne peut s'empêcher de se demander s'ils ne le font pas un peu exprès.

 

5:50 : le train s'arrête. Here we are !

 

 

Sa Pa

Arrivé à Lao Caï, nous évitons le piège des transports pour rejoindre SaPa pour prendre le minibus au juste prix (50 000 dongs).

 

Sapa signifie "village de sable". C'est une petite ville perchée à 1650 m d'altitude. Nichée dans le massif montagneux le plus important de l'Asie du sud-est, la région était autrefois appelée les Alpes du Tonkin et compte aujourd'hui encore de nombreuses minorités ethniques dont les Hmông et les Dao ( se prononce "zao"), encore très présentes à Sapa.

Nous en voyons déjà sur une bonne partie de la montée, vendant ou récoltant des fruits sur le bord de la route. Nous les reconnaissons par quelques signes distinctifs : les hommes Hmông porte de larges pantalons bleus et sont coiffés d'un calot . Les femmes Hmông se rasent le pourtour de la tête en laissant une touffe au sommet qu'elles recouvrent d'un turban. Elles portent de nombreux bijoux et mettent parfois plusieurs boucles d'oreilles dans un même trou d'oreille !

Les hommes Dao portent un pantalon bleu serré par une ceinture écrue ou indigo et sont souvent coiffés d'un turban noué vers l'avant. Les femmes, elles, portent une tunique et un pantalon dont le bas est brodé et sont coiffées d'un fichu qu'elles nouent autour de leurs cheveux enroulés autour de la tête.

 

Notre navette est pleine mais pas suffisamment selon le chauffeur et son assistante qui tente de faire monter d'autres personnes. Il faut rentabiliser au maximum le voyage ! Ils font monter une femme Dao et son fils, qui viennent de terminer une récolte de maïs. Ils ont 4 gros sacs plein que la femme ferme à l'aide de feuilles de maïs coupées dans la longueur. Romain descend pour aider à porter les sacs. On pousse, on tasse les bagages des passagers pour faire passer les gros sacs de maïs, on en met aussi dans l'allée à côté des sièges ! On repart et on reprend deux personnes en route ! Quand on pense qu'il n'y a vraiment plus de place, il y en a en réalité toujours !

 

Nous arrivons à Sapa, on nous dépose sur la place du village. Il fait encore chaud, mais déjà nous pouvons sentir que les températures seront largement plus supportables ici. Et le décor nous rappelle notre Savoie ! C'est forcement beau...

Ballade en amoureux

Malgré notre nuit agitée dans le train, une douche et un petit déjeuner plus tard, nous sommes requinqués et partons en balade. Il y a un petit village, Catcat, à 3km plus bas, duquel nous pourrons ensuite accéder à des chutes d'eau. Il fait beau et chaud mais un vent rafraîchissant adouci l'air, l'altitude fait du bien. Nous descendons une petite route assez calme. Seuls quelques scooters montent et descendent et nous proposent au passage de nous emmener (moyennant finance bien sur). Ils y a aussi des femmes Hmông qui tentent de nous vendre des bijoux et bibelots. Elles nous suivent, nous demandent d'où l'on vient et nous disent quelques mots en français dans des éclats de rire. Après avoir essayé de les évincer gentiment, nous finissons par les ignorer puis elles nous laissent tranquilles.

 

Les paysages sont à couper le souffle, les pentes sont toutes en terrasse pour cultiver le riz. La route descend avec un bon dénivelé, nous donnant une petite idée de la remontée qu'il faudra faire pour rentrer. Nous comprenons mieux le business lucratif des scooters qui remontent les touristes que le courage a abandonné.

 

Nous finissons par atteindre la rivière en fond de vallée. Elle est enjambée par une passerelle à la solidité toute relative. En plus au moment de la franchir, une mobylette arrive et sans même ralentir, frôle Romain. Le chemin est ensuite assez plat et longe la rivière jusqu'aux waterfalls.

 

Y'a plus qu'à remonter

Les silver waterfalls (chutes d'argent) agissent comme un brumissateur, ce qui passe bien vu que le soleil est à son zenith. Mais la baignade n'y est malheureusement pas autorisée. C'est comme mettre un enfant devant le marchand de glace fermé.

 

Nous allons devoir remonter sans avoir pu nous rafraichir.

nous empruntons un chemin en escaliers sur lequel nous croisons de nombreux petits stands de vente de souvenirs, foulards, bijoux, produits artisanaux. Nous croisons même de nombreux buffles ! Nous longeons à nouveau des rizières dans lesquelles nous pouvons apercevoir des personnes en plein labeur. De la boue presque jusqu'aux genoux, le dos courbé, hommes et femmes plantent des brins de riz, un à un. Parfois des enfants aident. Ils ont une dizaine d'années et déjà le travail de la terre n'a plus de secret pour eux. Et quand ils sont trop petits, ils attendent au bord du chemin, pieds nus, un jouet de fortune à la main. Ils n'ont pas l'air malheureux, loin de là, ils sont même souriants !

 

Le soleil brille, l'air est agréable, tout est calme autour du nous et la vue sur ces rizières et ces montagnes nous ravit. On se ressource !

Après une bonne heure de montée, nous décidons de nous arrêter boire un verre sur une terrasse et nous délectons de la vue. Qu'il est bon de prendre son temps ! Et puis, cela faisait longtemps que nous n'avions pas été loin de l'agitation et du béton des villes.

 

Le soir, les rues de Sapa sont calmes, tout du moins en cette saison, mais nous croisons encore pas mal de touristes. De jeunes enfants chargés de bibelots et de cartes postales sillonnent les rues en long, en large et en travers à la recherche d'acheteurs. Il y en a un qui fait l'objet de toutes les attentions des touristes passant devant lui : c'est un petit garçon d'environ 6 ou 7 ans. Il est assis sur un trottoir, ses articles étalés devant lui, il a les yeux fermés et oscille d'avant en arrière. Il s'est endormi assis ! Cette scène, si elle amuse les passants, fait quand même mal au cœur... Mais c'est la vie ici... !

 

Trekking dans les rizières

Par Romain (ben oui faut bien que j'écrive un peu aussi!)

 

Aujourd'hui, j'ai réservé un trek organisé dans les rizières. Émilie choisi de rester à l'hôtel afin d'avancer sur les récits de voyage et de trouver un hébergement pour notre prochaine étape : Bangkok, acte 2 !

 

Un guide doit venir me récupérer vers 9h30 pour se rendre en jeep vers le début de la randonnée. Retour prévu vers 15h30ça fait quand même un peu d'exercice, je commençais à sérieusement m’encroûter depuis un mois. Normalement je serai dans un groupe de 8 personnes maximum, j'espère juste que le niveau ne sera pas trop élevé car j'ai ouï dire que les Hmongs faisaient partis des meilleurs marcheurs au monde. Si en plus les autres menbres du groupe sont des machines, je risque de tirer la langue. C'est vrai quoi; je représente la Savoie quand même, faut faire illusion...

D'un autre coté, je ne pense pas qu'en partant à 9h30 la "rando" risque d'etre trop violente. J'aurais plutôt préféré partir au petit matin, à la frontale mais dans la fraicheur des montagnes. Bon de toute façon je verrais bien ce qui se passera.

 

A l'heure prévue, le gérant de l'hotel me fait signe que le guide vient d'arriver. En vérité c'est LA guide : Huê, ce qui veut dire Lys en langue Hmong. Oui parce que dans la région il y a une quinzaine de dialectes diférents, certains villages ne parlent même pas vietnamien.

Donc Huê se présente et m'explique le déroulement de la journée en m'accompagnant vers le minibus. Quoi!! encore un minibus? elle est où la Jeep? En fait Huê m'informe que nous allons encore prendre 3 personnes en passant. Puis le minibus nous aménera au début du sentier qui descend ("descend"??) jusqu'au village de Lai Chau pour passer voir la vie des habitants, il y aura une halte pour le repas puis nous continuerons au travers des rizières vers Glang ta Chaï pour rejoindre le minibus qui nous ramenera à Sapa. En gros 8-9km de marche, la majorité en desente. Bon ben j'aurais au moins le temps de prendre de belles photos parce que ça ne s'annonce pas très violent tout ça. J'en profite pour "scanner" les autres participants et tenter le dialogue. Ma voisine de siège est Taïwanaise, il y a un New yorkais et un couple de Thaïs. Nous passons récupérer les 3 manquants qui sont visiblement encore en train de dormir. Ce sont trois hollandaises qui ont fait le train de nuit et qui arrivent juste. Elles ont encore les yeux tout collés et sont en... tongues. Nickel!!

 

Bref après 5 kilomètres de bus, nous arrivons au point de départ. La vue est superbe, les rizières sont encore d'un vert éclatant, je sors l'appareil photo pour faire quelques clichés. AU bout de 4 ou 5, le message mémoire pleine apparait. J'ai vidé les photos dans le PC hier et j'ai oublié de remettre la carte SD. BOULET ! Je vais avoir un nombre de photos limité pour la journée vu la taille de la mémoire interne de l'APN. En même temps je réalise que je suis parti avec juste une gourde d'eau c'est un peu juste.

 

La descente vers le village se fait accompagnée par des femmes Hmongs qui tentent de nous vendre des bracelets, des fruits et tout ce qui trainent dans leur besace. Elles sont gentilles mais un peu envahissantes, à me montrer où poser le pied, à m'offrir des fleurs (oui, oui), à me poser pleins de questions. Surtout que ce n'est pas désinteressé. D'ailleurs je m'apercois également que je suis parti sans argent. Decidement j'été mal réveillé ce matin! Mais cela à au moins l'avantage de faire partir mes "accompagnatrices" quand je leur dit que je n'ai pas d'argent...

 

Je profite maintenant pleinement du paysage. Les familles sont dans les rizières, de 12 à 60 ans, enfoncées dans la boue jusqu"aux genoux. La culture du riz se fait encore de manière artisanale ici, chaque plante est posée à la main. Vu la quantité de terrasses, il y aurait du travail pour des milliers de familles. Il est étrange que personne n'ai songé à inventer un outil pour faciliter ce travail pénible. 

 

La visite du vilage m'en apprend plus sur leur mode de vie. Les Hmongs sont arrivés il y a 300 ans dans la région de Sapa et ont entrepris de niveler les pentes pour developper la culture du riz et du maïs pour avoir au moins deux récoltes par an.

Ils sont appellés Hmongs noirs en rapport avec leur tenue en toile de chanvre, teintée par les femmes avec les feuilles d'indigotier qu'elles cultivent.

 

Certaines maisons sont équipées de moulins à eau pour broyer le riz, alors que d'autres abritent des métiers à tisser.

 


Nous arrivons ensuite au lieu de halte pour le repas. En fait c'est la maison de Huê. Elle nous préparera une délicieuse Phô, soupe de nouilles vietnamienne. Nous aurons droit au verre d’alcool de riz local, tout chaud sorti de l’alambic. Et même au fin fond d'une vallée dans les montagnes vietnamiennes, je trouve du Wifi. J'en profite pour prendre des nouvelles d'Emilie. Elle a géré le paiement de l'hôtel et tout se passe bien.

Après ce repas nous repartons à l’assaut des rizières. Huê nous fait traverser les terrasses où nous pouvons voir de plus près le travail du riz. Nous finissons par atteindre le deuxième village, plus gros celui la. C’est ici que se trouve l’école où vont les enfants. On trouve même un boucher (voir photos).

J’en apprends également un peu plus sur leur système social. En fait les Hmongs vivent en autarcie. Le riz cultivé n’est pas vendu, il sert à nourrir les familles et les bêtes. Ils fabriquent également leur propre artisanat.

Les hommes passent leur temps dans les rizières, pour planter le riz, réparer les digues, labourer, etc. Les femmes alternent entre les terrasses (celles des rizières hein !!), la maison et les aller retour à Sapa pour alpaguer le touriste. En cas de maladies, les esprits sont vénérés et une pièce en bronze est appliquée sur la zone douloureuse et fait office de ventouse pour aspirer les mauvais esprits. C’est pour cela que je voyais des villageois avec des sortes de suçons en plein milieu du front^^

La dernière partie nous fera passer par une bambouseraie. C’est ici que j’apprendrais à mes dépens qu’un bambou encore jeune possède des milliers de petites épines sur le tronc et qu’il ne faut surtout pas poser la main dessus. Oui ça pique un bon moment…

Nous remontons vers la route pour attendre le minibus. Des enfants, petites filles essentiellement, essayent de nous vendre des bracelets. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles commencent jeunes.

 

Bye Bye Vietnam

De retour à 15h, je retrouve Émilie dans le hall de l'hôtel. Nous devons reprendre une navette pour redescendre à Lao-Caï, d'où nous reprendrons un train de nuit pour rallier Hanoï.

 

Petit arrêt d'une heure à Lao-Caï avant le départ du train. Nous en profitons pour faire un rapide tour dans les rues à proximité et pour manger un sandwich.

Dans une rue un peu en retrait, nous passons devant des habitations sommaires, entre lesquelles est parfois coincées une belle maison, grande et colorée. C'est étrange ces contrastes dans une même rue. Et puis nous croisons des enfants qui jouent dans la rue et nous saluent "Hello !". On nous avait dit que les enfants au Vietnam apprennent l'anglais a l'école et aiment bien s'entraîner en abordant des touristes. Généralement, ils se cantonnent à lancer un "Hello" accompagné d'un large sourire. Emilie tente un début de conversation avec un jeune garçon et lui demande comment il va. Il regarde sur le côté, cherchant ses mots comme si c'était sa prof qui venait de l'interroger et répond d'un trait "i'm fine thank you and you ?". C'est attendrissant !

 

Le trajet en train de nuit fera de nouveau l'objet d'un sommeil léger et entrecoupé de réveils en sursaut à cause du bruit et des secousses -on est trop vieux pour ces c... Par contre, pas de réveil à coup de lumière en pleine figure ou de conversations téléphoniques à haute intensité sonore.

 

Nous arrivons en gare d'Hanoï à l'aube. Nous sautons dans un taxi en direction de l'aéroport, où nous devons prendre un avion pour Bangkok. En 40 minutes de course folles dans Hanoï, le taxi nous dépose devant le terminal. 

 

Au moment du contrôle douanier, l'officier demande à ouvrir mon sac . Emilie m'avouera plus tard m'avoir vu me décomposer : "M**** ! Mon Opinel !".

J'ai oublié de le remettre dans mon gros sac à dos en soute. Nous implorons l'officier en lui expliquant que c'est un cadeau auquel on tient, un objet symbolique de chez nous... Mais évidemment qu'il ne va pas nous laisser monter dans un avion avec un couteau !! L'Opinel est confisqué et restera dans la poche du douanier...

 

Non je rigole, je fais demi-tour et cours aux enregistrements pour récupérer mon sac et y remettre l'Opinel. Finalement, je vois un français qui attend dans la file des enregistrements et lui explique la situation. il accepte tout de suite , bien sympa, de mettre le precieux couteau dans son sac destiné à la soute. Nous nous retrouverons à l'atterrissage pour récupérer mon bien. Nous sympathisons avec lui. Amaury, la trentaine comme nous, est Assistant de Directeur de Production. Un boulot peu ordinaire dont il nous parle avec passion ! Il est ici en vacances mais son travail l'amène à voyager dans différents pays selon les tournages. Nous embarquerons ensemble vers Bangkok et la Thaïlande.

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Commentaires: 9
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