Trajet vers Phnom penh

Bus cambodgien

Par Emilie

 

Réveil matinal aujourd'hui : une navette doit venir nous récupérer à l'hôtel pour nous emmener à la station de bus, d'où nous prendrons un car pour Phnom Pehn.

On nous a dit que la navette passerait entre 7h30 et 8h00. Sachant que le car, à environ 10mn de là, doit partir à 8h30, et qu'on poireaute à chaque fois, on ne s'affole pas.

 

À 7h25, nous nous installons pour prendre notre dernier petit déjeuner à La Villa Um Theara. Petits dej assez exceptionnels puisque pour 3$ on me sert 3 gros pancakes avec beurre et confiture, 10 morceaux de fruits frais, un morceau de bacon, un café, un jus de fruit. Et Romain, pour le même prix, a un thé, un jus de fruits, des fruits frais, une grosse omelette, du bacon et une saucisse !

7h28 : la navette est là et le chauffeur ne veut rien entendre, il faut partir maintenant ! Pour une fois qu'ils sont à l'heure ... et de plus, le car ne part qu'à 8h30, on va donc bien devoir poireauter, donc on ne comprend pas trop cet affolement mais soit, on n'a pas le choix.

Le temps pour la dame de l'hôtel de nous faire les petits déjeuners à emporter et nous sautons dans la navette.

 

Personne d'autre ne montera dans cette navette, il n'y a avait donc pas d'autre arrêt à faire.

7h45... Nous sommes à la station de bus, on nous invite à nous asseoir dans un hall et... Attendre ! Au plafond et contre les murs sont accrochées des centaines voire même des milliers de petites larves. Et pour compléter le tableau, des mouches s'invitent à la fête. Nous sortons nos petits dej. Ils n'ont plus la même saveur que quand ils étaient servis au bord de la piscine de l'hôtel... Et puis, c'est pas comme si on était en avance n'est-ce pas ?...

 

8h15, nous prenons place dans le car qui partira finalement à l'heure. On nous avait annoncé un car avec clim et toilettes. Bon la clim c'est ok, mais pas de toilettes à l'horizon.

Ce n'est pas grave, au choix, il vaut mieux avoir la clim.

 

Bon, on vous passe rapidement les 3 premières heures de trajet : routes défoncées, pas toujours goudronnées et conduite du bus à l'asiatique, à coups de Klaxon sans discontinuer, coups de volant brutaux et coups de frein soudains.

 

Un arrêt pipi et repas. Les "toilettes" se trouvent derrière un petit bâtiment. Une dizaine de portes en fer alignées. À l'intérieur, c'est tellement petit qu'il faut se faufiler entre la porte et le mur. Sur une marche, des toilettes turques qui n'ont pas du voir de javel depuis fort longtemps. Je n'ose pas trop lever la tête de peur d'y voir des insectes qui empêcherait le bon déroulement de mon passage ici... Pas de papier toilette, une gamelle avec de l'eau en guise de chasse, pas de robinet pour se laver les mains. Pour les toilettes des hommes, ce sont les glaçons restants des restaurants qui sont mis au fond des pissotières (ici y a pas de petites économies). On peut trouver ce genre de toilettes publiques un peu partout en Asie, on peut en trouver aussi des plus propres et plus entretenues, mais généralement, pendant un périple en bus, c'est ça ou rien !

 

Côté rue, nous passons devant des étals d'insectes grillés. Miam.......

 

En face, un petit resto dans lequel nous mangerons des sandwichs et... Une petite sauterelle grillée offerte en entrée pour Romain ! 

 

Plus de clim... pour Phnom Penh

Le ventre bien rempli, nous repartons pour la seconde et dernière partie du trajet. Il reste environ 3h30 avant d'atteindre Phnom Pehn. 15 mn après avoir redémarré, le bus s'arrête. Le chauffeur et 2 autres hommes descendent. Nous sommes au beau milieu d'une ligne droite en mode piste de sable ! Le verdict tombe : la clim est foutue ! Il doit faire pas loin de 40° dehors, les vitres du bus sont chaudes, on est assez nombreux... 3h à tenir dans ces conditions. Les fenêtres ne s'ouvrent qu'à l'avant et l'arrière du bus. Et, bien sur, nous sommes placés au milieu et ne recevons donc pas d'air. Par contre, la poussière, oui, on reçoit... La chaleur est insupportable... Nous sommes tous en train de nous liquéfier sur place ! Je me dis qu'heureusement, le ciel est couvert, ça pourrait être pire encore !

Sauf qu'à 1 heure de l'arrivée, le soleil réapparaît, il tape directement contre la fenêtre à côté de moi. Très rapidement, la vitre devient brûlante, à tel point que je ne peux plus m'appuyer contre !

 

Lorsqu'enfin, nous arrivons à Phnom Pehn et que nous descendons de cet enfer sur roues, nous avons l'impression qu'il fait bon dehors alors qu'il doit faire encore 35° !

Pour un bus qui devait avoir clim et toilettes, c'est pas mal !

 

C'est le moment maintenant de nous sortir de la foule de tuk-tuk qui nous harcèle. Cette fois encore, nous réussissons à en partager un avec un jeune homme. Logiquement, il doit d'abord nous déposer puis déposer l'autre personne. Mais le tuk-tuk fait l'inverse en prétextant qu'on ne lui a pas expliqué correctement et veut nous faire payer plus. Sauf que nous lui avions montré un plan avec des repères précis, et qu'il avait très bien compris. Nous ne paierons pas un centime de plus. Il faut vraiment être constamment vigilant dans ces pays, parfois, on en rit, mais d'autres fois, c'est fatiguant. On nous a aussi mis en garde contre les pick pocket à Phnom Pehn. Une fille nous a raconté qu'elle avait failli se faire voler son téléphone par un gars en scooter alors qu'elle prenait une photo, assise dans un tuk-tuk en marche !

 

Nous arrivons à notre hôtel. Une bonne douche fraîche s'impose ! Puis, nous trouvons un petit resto très sympa non loin de là où nous mangeons d'ailleurs très bien : le spider restaurant !

 

Nous n'avons pas le courage d'aller visiter les environs et ne rentrons pas très tard. Après cette journée éprouvante, nous ne mettrons pas longtemps à tomber dans les bras de Morphée.

 

Écrire commentaire

Commentaires: 0

Vous êtes

AmazingCounters.com

à nous avoir rendu visite

Merci !!