Phnom Penh

En route vers le musée S21

Nous descendons prendre un petit dej sur la terrasse de l'hôtel. Le petit déjeuner est bien moins copieux que celui de Siem Reap pour le même prix. Tant pis, le jus de pommes passe bien quand même. S'en suit une phase de négociation avec la fille de la réception pour avoir un bus pour Sihanoukville. Après divers essais infructueux en ligne auprès des compagnies locales, nous avons décidé de laisser les locaux s'en occuper, tout en vérifiant l'écart de prix ( c'est qu'y sont vicelards ces ptits cambodgiens). Finalement, nous tombons sur un accord à 9$ chacun pour un départ à 12h30.

 

Juste le temps pour moi d'aller visiter le musée Tuol Sleng S21, tristement célèbre pour avoir abrité un camp de torture pendant le régime Khmer rouge. Émilie préférera éviter et restera à l'hôtel pour tenter de combler le retard sur les comptes rendus journaliers.

 

Je m'aventure dans Phnom Penh en direction du musée. Petite aventure car il n'est qu'à 800m de l'hôtel. Pourtant sur ces 800 mètres, je me suis fait accoster au moins 15 fois par des Tuktuk ou des motosdop (transport en scooter).

L'entrée du musée est à 2$ mais une fois payé, plusieurs cambodgiens veulent me vendre livres et souvenirs. Je refuse poliment et avance dans la cour intérieure du musée. Avant d'être un camp de prisonniers, l'infrastructure était un ensemble collège-lycée. Un comble pour un endroit où seront torturés à mort des milliers d'intellectuels (les khmers rouges considéraient comme intellectuels toutes les personnes portant des lunettes!!). Le début de la cour de "récréation" est le lieu où reposent les 14 dernières victimes du camp, celles que les vietnamiens ont trouvé gisants sur leur lit de torture.

 

Le premier bâtiment était réservé aux salles de tortures. Il reste les "lits" où étaient allongées les victimes. Au mur, les photos des corps retrouvés sur place.

 

Les deuxième et troisième bâtiments contiennent des tableaux où sont alignés les portraits de milliers de prisonniers sans distinction : hommes, femmes, enfants, vieillards. Au total, il y aura 70 000 morts dans le camp et seulement... 7 survivants. Les salles de classe avaient été transformées en cellules où les prisonniers étaient enchaînés au pied. Il y a aussi de nombreuses peintures de la vie (ou la mort) dans le camp.

 

Dans le 4ème bâtiment, se trouve les confessions des gardiens, pour la plupart enrôlés de force par les Khmers rouge. Étrangement, ces personnes ne semblent pas énormément affectées par leur passé. Le Karma sûrement...

 

Après cette visite, je pars rejoindre Émilie pour prendre le bus en direction de Sihanoukville. À peine le temps de prendre une douche que notre tuktuk est déjà dans les starting-block pour nous amener à la gare routière. Nous quittons Phnom Penh qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable. La ville est très sale (plus que la moyenne en Asie) on sent que l'expansion fulgurante depuis la fin des années 90 n'est pas correctement contrôlée, et les places "haut de gamme" se dressent entre les bidons villes.

 

Le trajet en bus va durer 5h, avec une halte d'une demi-heure pour se restaurer. Cette fois ci, la climatisation tiendra jusqu'au bout du voyage. Mais nous serons accompagnés tout au long du trajet par un Karaoké Cambodgien (et 5h de Karaoké, c'est long, très long).

 

À SihanoukVille, nous logeons d'abord au Small Hotel, c'est bien et à moins de 15€. Ce soir, nous allons suivre les conseils du Lonely Planet et du Petit Futé qui vantent les mérites du restaurant "Chez Claude". Avant de partir, je check les prix sur leur site internet. Cela semble bien, rien ne dépasse 4$.

Le coin est un peu excentré il nous faudra un tuktuk. Sauf que les chauffeurs sont un peu trop gourmands à mon goût. Du coup, nous essayons les motos-dop. Émilie n'est pas trop rassurée, à juste titre car nous sommes 3 sur le scooter, de nuit, sur des routes défoncées et sans casque. Le tout dans une circulation asiatique...

 

Finalement, nous arrivons à bon port, sains et saufs. Le temps de donner le dollar et demi promis à notre chauffeur et nous grimpons à l'assaut du restaurant.

 

Car il est bien situé, seul sur une colline avec vue sur la mer. Sauf que nous arrivons dans un resto fantôme. Personne dans les lieux... Nous montons à l'étage et y trouvons deux serveurs qui nous décrochent à peine un sourire.

La salle est immense mais vide, complètement vide. Bizarre pour le meilleur restaurant de Sihanoukville un samedi soir. Tant mieux, nous serons tranquilles.

 

En ouvrant les menus, mauvaise surprise : les prix sont presque multipliés par 2 voir 3. La belle arnaque. D'autant plus que les plats ne cassent vraiment pas des barres. Ma salade est bourrée d'oignons et les pâtes d'Emilie n'ont rien d'exceptionnel. Ça sent le copinage entre le proprio et les mecs du Lonely... Ou bien, il arrive aussi qu'une fois référencés dans les guides, certains établissements ne fassent plus d'effort, sachant leur publicité faite.

 

Finalement, le principal intérêt reste le petit funiculaire d'accès, qui monte par un système de poulies et câbles accrochés à... un tracteur.

 

Nous rentrons en moto-dop (le goût du risque) et profitons de la fin de soirée à boire un verre en terrasse, en face de notre hôtel.

 

Émilie trouve un autre hôtel sur Internet pour 9€ la nuit. Avec piscine en plus. Ok, nous réservons en ligne et nous verrons demain.

 

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