Trajet jusqu'à Phuket

Hua Hin à Chumphon

On nous a parlé de cette station balnéaire comme étant LE spot de kite surf de Thaïlande, du a une excellente exposition au vent. Il y a un peu plus d'un mois, Romain s'est mis en contact avec une école de kite tenue par des français à Hua Hin. Ils nous avaient répondu que, même en basse saison, tant qu'il y avait du vent, ils pouvaient assurer les cours.

Nous avons repris contact pour leur dire que nous arrivions mais... pas de réponse. Nous verrons bien en arrivant.

 

Bon, pas de bol, le temps n'a pas l'air meilleur ici. Dès que l'on se rapproche du littoral, le temps devient couvert voire pluvieux...Tout est fermé, il y a peu de circulation, personne dans les rues... une ville fantôme ! Nous nous contentons d'un petit sandwich du seven/eleven puis nous posons les affaires à l'hôtel et Romain part sans attendre à la recherche de son école de kite !

Au bout de 45 mn, je le vois revenir tout penaud. L'école de Kitesurf est introuvable. Il a sillonné la rue et les autres autour, rien. Il a trouvé une autre école, demandé au gérant s'il connaissait l'école de kite tenue par les français : inconnue au bataillon ! Ils lui ont néanmoins proposé de réserver un cours pour le lendemain. Mais vu la météo, il serait plus prudent de prendre notre mal en patience et de laisser tomber le kite en Thaïlande. Peut-être auron-nous plus de chance en Indonésie ?

Nous décidons d'aller nous balader tranquillement à la plage. On se croirait dans une ville du sud de la France au mois de mars, la chaleur en plus... C'est très tranquille ! Quelques jeunes s'amusent dans l'eau ou sont assis en groupe dans le sable. Et pas une once de vent ! Bon... Le kite ici, c'est foutu ! Et en dehors du kite, Hua Hin ne présente pas vraiment d'intérêt. Par conséquent, demain, on s'en va !

Nous prenons un taxi pour nous rendre à la gare d'Hua Hin, d'où partent des trains pour Chumphon.

On nous avait prévenu : la gare d'Hua Hin est une curiosité de la ville ! En effet, c'est une très jolie gare. On dirait un décor venu tout droit de Disney Land !

Chumphon

Chumphon est le port de départ pour rejoindre les îles de Koh Tao, Koh Phangan et Koh Samui dans le golfe de Thaïlande. Ces trois îles sont des petits paradis, excepté peut-être une partie de Koh Phangan qui accueille les full moon party tous les mois.

 

C'est aussi le croisement pour partir en direction de la mer d'Andaman. Nous avons donc un choix à faire sur notre destination. Nous décidons de passer une nuit sur place et de regarder les possibilités tranquillement le lendemain.

 

Nous arrivons tard du train de Hua-hin (6 heures de retard pour faire 250km), du coup nous cherchons rapidement de quoi nous loger et restaurer. Au passage, nous avons une petite démonstration du professionnalisme à la thaïlandaise : la serveuse vient prendre notre commande et commence par Romain. Elle ne comprend pas bien l'anglais (pourtant rien de compliqué, on lui montre ce que l'on veut sur la carte) et préfère passer le relais à une de ses collègues. Elle part en ricanant, sans rien nous dire. Sa collègue arrive. Romain a déjà passé commande, je dis à la serveuse ce que je souhaite boire et manger. Au bout d'un long moment, je suis servie. Romain redemande son Sprite, qu'on lui apporte dans la foulée. Je commence à manger. Les serveuses rangent et nettoient la terrasse, éteignent des lumières... Et partent en scooter devant nos yeux ébahis ! Le service est fini ! Oui, mais Romain n'est toujours pas servi ! Je finis de manger. Toujours pas d'assiette pour Romain. Nous sommes seuls sur la terrasse. Nous pourrions même partir, comme ça, tranquillement, personne ne s'en rendrait compte. Il y a une salle de restaurant avec des clients et des serveurs dedans mais personne ne vient en terrasse, comme si nous n'existions pas. Nous comprenons qu'en fait, la 1ère serveuse n'a même pas noté la commande de Romain. Au bout d'un moment, ne voyant toujours personne venir, nous nous levons. Mais en Thaïlande, si l'on oublie de vous servir, on ne vous oublie JAMAIS quand vient le moment de passer en caisse ! Nous faisons quand même remarquer que Romain n'a pas été servi. La serveuse nous fait juste un sourire gêné... Mais ne s'excuse pas ! Nous payons (oui, nous avons des principes quand même !) et partons à la recherche d'une guest house.

 

Nous trouvons une chambre correcte pour un prix dérisoire, parfait ! Nous nous installons.

La salle de bain nous fait rêver : elle est une sorte de caricature des salles de bain que l'on peut trouver dans les hébergements pas chers en Thaïlande, voire d'autres pays d'Asie. Allé, pour vous, c'est cadeau !

 

Il pleut depuis que nous sommes arrivés, nous espérons que la météo s'arrangera car nous aimerions bien voir les fameuses jolies plages de Chumphon. Parce que la ville en elle-même, n'a rien de bien charmant...! Espérons que le soleil soit au rendez-vous demain !

Mais non il pleut toujours... Vraiment pas de bol avec cette météo ! D'ailleurs nous décidons de partir pour la côte ouest en espérant avoir plus de chance que dans le Golfe de Thaïlande.

Bon, relativisons. Cela nous permettra de nous mettre un peu à jour sur notre site, on a pris beaucoup de retard depuis le Japon et on a du mal à le rattraper. Et vu la météo annoncée dans les prochains jours sur Chumphon et même le reste de la région, nous décidons de rester une nuit de plus afin de mettre ce temps pourri à profit pour vraiment travailler sur le site.

Nous tentons une petite balade dans les rues alentours mais renonçons assez vite de peur de nous retrouver avec un bras ou une jambe cassé : ici, les commerçants adorent carreler jusqu'au trottoir devant leurs commerces. Étonnant pour un pays qui passe plusieurs mois sous la pluie ! Parce que l'eau sur le carrelage, ça glisse ! Et encore plus avec des tongs !! Non, vraiment, soyons raisonnables, retournons au bar de l'hôtel bosser un peu. Et demain, nous partirons en bus direction la mer d’Andaman et l’ïle de Koh Phayam.

 

Ranong et Koh Chang

 

Nous arrivons à Ranong vers midi. Un taxi nous dépose au début d'une petite route qui doit mener au port. Nous nous engageons donc sur la route et voyons des poubelles renversées, des branches qui jonchent le sol et des gens qui réparent des toitures. Bizarre ! Nous arrivons devant un minuscule embarcadère. Je doute que ce soit de là que parte le bateau pour Koh Phayam... Et pourtant, les personnes qui nous renseignent nous confirment que c'est bien d'ici que partent les bateaux pour Koh Phayam et Koh Chang (une autre Koh Chang que celle où nous étions la semaine dernière).

Par contre, le bateau pour Koh Phayam ne quittera pas le port aujourd'hui : il a été endommagé pendant la tempête de la veille. Une tempête ! Voilà ce qui explique les poubelles renversées, les réparations de toitures, etc... Mais le bateau pour Koh Chang, lui, a été épargné et il part dans 1/2 heure. Selon les guides, cette île ressemble un peu à Koh Phayam, mais son relief plus accidenté la rendant moins accessible que sa voisine, lui a permis de rester plus sauvage. Seules 80 familles vivent sur Koh Chang.

 

Nous montons dans le bateau. Il n'a rien d'un bateau touristique et fait même un peu flipper ! On nous installe 4 planches en bois en guise d'assises. Il y a une dizaine de personnes dans ce bateau et nous sommes les seuls touristes.

Au bout d'une heure de traversée, on nous débarque sur une plateforme en béton, le bateau se vide et très vite, plus personne autour de nous. Ici, pas de comité d'accueil taxi / tuk-tuk. Nous nous engageons sur la seule route que nous voyons ici : une petite allée bétonnée. Nous entrons dans la jungle. La tempête de la veille a laissé des traces. D'innombrables branches et feuilles de palmiers jonchent le sol partout autour de nous. L'allée a été plus ou moins dégagée. Nous passons devant une maison où des personnes nous proposent de nous louer des scooters. Ils nous disent que le village est à environ 30 mn à pied. Les scooters ne m'ont pas l'air en bon état, je fais ma chieuse (oui je commence sérieusement à avoir faim !) et décide que nous irons au village à pied.

Nous nous marchons, seuls au milieu de la jungle. Nous devenons alors la proie des moustiques. Ils nous attaquent par dizaine. Et notre pauvre répulsif à la citronnelle n'y fera rien, même à forte dose ! De temps en temps, un scooter passe. Puis l'allée se sépare en deux, un bout de pancarte plantée dans un arbre nous indique la direction du village.

L'île regorge d'hévéas. Des petites coupelles y sont accrochées et récoltent le latex.

Au bout de 45mn de marche, nous tombons sur une sorte de petit bar. Plusieurs personnes sont attablées avec des bières dont des occidentaux. Nous sommes bien contents de les trouver et commençons à leur demander des renseignements. Ils semblent ne rien comprendre à ce que nous leur demandons et répondent tout et son sont taire ! Nous comprenons assez rapidement à leur maigreur et leurs visages enfarinés que ce sont des hippies, et qu'ils ont certainement passé la journée à boire et à fumer des choses pas très légales ;-)

 

De moins en moins rassurés, nous continuons notre chemin. On se croirait perdus sur une île déserte ! 30 mn plus tard, nous croisons un couple sur un scooter qui nous demande où nous allons. Un peu méfiants, nous engageons la discussion avec eux. Ils nous disent que tout est fermé à cause de la tempête et que nous ne trouverons ni guest house, ni restaurant ouverts. Et le prochain bateau pour rentrer à Ranong n'est que demain bien sur !

La femme nous explique qu'elle a des bungalows, qu'ils sont fermés mais qu'elle peut en ouvrir un pour que l'on y passe la nuit et qu'elle nous fera même quelque chose à manger. Un peu désespérés, nous acceptons. Elle descend du scooter et invite Romain à monter derrière son mari, pour qu'il l'amène jusqu'aux bungalows. Il reviendra me chercher plus tard, la femme reste avec moi. Je ne suis pas rassurée... Je continue à marcher elle. Auboit de quelques minutes, le mari revient, je m'installe derrière lui avec mon gros sac à dos. Il s'engage sur un chemin tantôt boueux tantôt plein de sable. Mais il maîtrise super bien son deux roues et se faufile habilement entre les obstacles ! Nous arrivons près de la plage et je vois au loin une petite maison entourée de bungalows. Et sous un abri, Romain, confortablement installé dans un hamac !

 

Nous sommes vraiment en bord de mer, avec les palmiers et le bruit des vagues.

L'homme nous parle de la tempête qui a balayé l'île la nuit d'avant et montre à Romain jusqu'où les vagues sont venues s'échouer. Et en effet, elles sont venues jusqu'au pied des bungalows ! La femme, elle, se présente. Elle s'appelle San et est birmane. Elle est très souriante et inspire la sympathie.

Petit à petit, je me détends et m'installe également sur un hamac.

 

Comme promis, San nous ouvre un bungalow, fait le lit en attendant que son mari revienne avec un peu de viande pour qu'elle nous prépare le dîner. Parce que mine de rien, il est maintenant presque 18h...

Malgré les dégâts de la tempête et les moustiques, cet endroit est très agréable. Il semble juste abandonné !

Sur la plage, on peut apercevoir au loin d'autres bungalows, et il ne fait nul doute que tout est fermé...

Il y a 3 chiens qui nous suivent depuis notre arrivée. L'un d'entre eux est une femelle et elle reste toujours près de moi.

 

Nous retournons du côté de chez San (elle était facile celle-là;-)) et nous installons devant une énorme assiette de riz au porc. Et ça passe plutôt bien ! Les chiens sont toujours autour de nous, et les moustiques aussi malheureusement...

Le coucher de soleil donne une impression d'apocalypse ici, surtout après le passage de la tempête et la desertion des lieux...

 

Vers 19h, il fait nuit noire, nous allons nous coucher, de toute façon, il n'y a rien que l'on puisse faire ici une fois la nuit tombée, à part se foutre la trouille dans la jungle !

 

Au premier abord, le bungalow fait rêver : petite cabane en bambou sur la plage... Mais le plancher en bois laisse apparaître des jours qui font travailler mon imagination... Je me vois déjà dans un nid de bestioles brrrrrr ! D'ailleurs, il y a une vilaine araignée sur un mur, et ça c'est pas mon imagination ! Ça commence bien... Je sors du bungalow et entends les coups de tongs fusés de part et d'autre. Romain 1 - Araignée 0.

 

Nous coinçons la moustiquaire sous le matelas pour être sûrs qu'aucune bébête ne pénétrera à l'intérieur. La chaleur devient vite insupportable et pas l'ombre d'un ventilo ! Il y a deux volets dans le bungalow. Nous les ouvrons pour faire un courant d'air. Espérons ne pas avoir de visite nocturne... Parce qu'il n'y a ni fenêtre, ni moustiquaire à l'emplacement des volets. Et puis devant nous, il y à la mer mais derrière, c'est la jungle. Si le bruit des vagues est relaxant, les bruits de la jungle en pleine nuit, eux, sont flippants !!

 

La chienne qui me suit depuis notre arrivée, s'est couchée au pied du bungalow ! Ça au moins, ça me rassure. Mais pas suffisamment ! Nous ne fermons pratiquement pas l'œil de la nuit... De temps en temps, nous nous assoupissons sommes réveillés en sursaut par l'impression qu'une bestiole court sur notre peau. Ce sont en fait des gouttes de sueur qui roulent le long de notre cou !

C'est seulement à l'aube que nous nous endormons ...

 

7h, l'homme de la maison vient nous réveiller. Le bateau part à 8h30, il ne faut pas trainer. Tant bien que mal, nous nous levons et rassemblons nos affaires. San nous a préparé un thé et un café, c'est adorable. Romain a à peine le temps d'avaler son thé que l'homme l'attend déjà avec son scooter pour faire un premier voyage à l'embarcadère. De mon côté, je bois rapidement mon café, remercie et salue San qui, tout sourire, est en train d'évider un poisson. Appétissant à 7h30 du matin !

Puis je pars à la rencontre de son mari qui me trouvera sur son chemin en revenant de l'embarcadère. La chienne, toujours là, me montre le chemin ! Je suis bien contente de ne pas refaire ce bout de chemin là en scooter : le sable, la boue, une ou deux petites montées bien raides... Le seul problème, c'est que les moustiques recommencent à m'attaquer...

 

Bon timing : j'arrive sur l'allée en béton en même temps que l'homme en scooter ! En 1/4 d'heure, je suis avec Romain à l'embarcadère ! Nous retrouvons une partie des locaux qui ont pris le bateau avec nous la veille. Aujourd'hui, nous prenons le bateau avec plus d'une tonne de légumes, que des locaux ramènent sur le continent ! Il n'en faudrait pas plus, la ligne d'eau est certainement a son minimum. Heureusement pour nous, la mer est calme car le bateau manque de chavirer à la moindre vaguelette. Le trajet nous semble très long......

 

Nous débarquons à Ranong et allons directement à la petite gare routière. Nous souhaitons maintenant nous rendre à Phang Nga, qui sera une étape avant de rejoindre Phuket.

Après avoir de nouveau passé plusieurs heures dans les bus, nous arrivons à Phang Nga en milieu d'après-midi.

 

Phang-nga

Phang Nga n'est pas vraiment jolie mais est réputée pour sa baie, dont les paysages peuvent rappelés la Baie d'Halong. Elle est également connue pour abriter l'île de Koh Ping Kan (ou l'île de James Bond) , car, vous l'aurez deviné, elle a servie pour le tournage du film James Bond, l'homme au pistolet d'or.

 

Nous pensons partir dès demain pour Phuket. Avant cela, nous aurions quand même aimé faire l'excursion de la Baie de Phang Nga mais la météo n'est toujours pas avec nous...

 

En fin de matinée, je suis prise de maux de ventre. Ça n'est pas violent mais incommodant : j'ai du mal à bouger, à me lever, à marcher.

 

Après avoir mangé vers 13h30, ne voyant pas d'amélioration, je décide de rester tranquille dans la chambre de la guest house. Mon ami Spasfon devrait m'aider à surmonter ça ! Même le gérant de l'hôtel, très gentil, me prête un baume décontractant qui sent bon les plantes ! Mais aucun résultat.

Mais les heures passent, et les douleurs sont toujours là et m'indisposent de plus en plus. Faut-il vraiment que je vois un médecin ??

 

Vers 17h30, motivée par Romain, je me décide. Le gérant de l'hôtel nous indique un cabinet médical pile en face de la guest house ! Ça ne pouvait pas mieux tomber !

Bon en fait, c'est un cabinet de pédiatrie. Me voilà pieds nus (oui ici, même le docteur est pieds nus !) dans la salle d'attente au milieu des bébés qui pleurent...

Le pédiatre me reçoit assez rapidement. Il faut maintenant parvenir à se faire comprendre avec précision afin de ne pas fausser le diagnostic. Il pense à une appendicite... Aïe... Il nous conseille de nous rendre à l'hôpital pour une échographie.

 

De retour à la guest house, le gérant nous attend, il est inquiet et voulait savoir ce que le docteur nous a dit ! Il nous recommande de ne pas aller à l'hôpital de Phang Nga. Il nous explique que pour des petits bobos de la vie courante, il convient très bien mais si c'est plus important, il est préférable de se rendre à l'hôpital de Phuket. Il nous propose d'appeler son beau-frère pour se faire emmener. Il est un peu tard, je me demande si je n'attendrai pas demain pour aller faire cette échographie... Nous remercions le gérant et lui indiquons que nous attendrons demain. Sauf qu'au bout d'une heure, les douleurs s'accentuent... Le gérant revient taper à notre porte pour prendre de mes nouvelles. Il est adorable ! Bon, je me décide à partir à l'hôpital de Phuket, je sens bien que les douleurs ne vont pas se calmer...

Je suis d'ailleurs incapable de porter le moindre sac, je marche légèrement courbée tellement la douleur me prend toute la surface du ventre.

 

La voiture du beau-frère est confortable. Heureusement, car il y a 80 km à tenir ! Mais je ne brille pas car il conduit très vite sous une pluie battante. Pas sur que nous arriverons entiers à l’hopital.

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Romain (mardi, 29 juillet 2014 13:44)

    Oui effectivement vous ne deviez pas vous sentir très bien sur le coup.. Cool que les locaux ont été plutôt prévenants.

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