Aceh KiteCamp

Et le kite dans tout ça??

Le temps est encore un peu couvert mais nous pouvons apercevoir quelques bouts de ciel bleu. Les leçons de kite vont pouvoir commencer !! Les scooters chargés du matériel de kite, nous suivons Régis. À moins de 10 minutes de route, nous tournons sur un petit chemin en contrebas de la route, qui traverse un peu de forêt avant d'arriver à la plage. C'est génial, on dirait qu'on accède à une plage secrète ! Il n'y a personne excepté nous et quelques indonésiens dont Imad, qui aide Régis et surveille le matériel et les scooters quand il est à l'eau. Car entre l'endroit où l'on se met en place et la plage, il y a une digue en gros rochers et une fois dans l'eau, on ne voit plus les scooters ni le reste du matériel.


Avant de nous lancer dans le grand bain, Régis prend bien le temps de nous expliquer toutes les notions de sécurité nécessaire à la bonne pratique de ce sport. Apres nous avoir expliqué les notions à connaitre sur le vent et la puissance donnée à la voile en fonction de sa position, nous commençons avec le training kite. C'est une petite aile qui ne nécessite pas d'être accrochée à un harnais et permet d'apprendre le pilotage de l'aile en route sécurité, les pieds dans le sable ou dans l'eau !


Régis nous montre comment gréer un kite et nous retournons à l'eau avec une vraie voile pour répéter les gestes appris avec le training kite. Là, on sent bien que la puissance n'est plus la même. On peut facilement décoller si on ne sait pas manier son aile..! Je suis bien contente car non seulement ce premier cours était l'occasion de reprendre une activité physique, ce qui nous a fait beaucoup de bien, mais en plus c'était ma première baignade depuis l'opération. Les cicatrices vont bien et je n'ai mal nulle part ! I'm back !! Avec prudence, mais i'm back quand même !

Romain lui ne veut plus sortir de l'eau et rentrer au camp. Malheureusement il y sera contraint car Régis voit venir la tempête et prend la décision d'arreter le cours par soucis de securité. Et il fait bien car nous avons juste le temps de replier l'aile et de sauter sur les scooters que des vents violents viennent fouetter la cote, accompagnés de fortes pluies. C'est rassurant de savoir que nous sommes formés par un mec qui connait son environnement, parce qu'en Asie, les consignes de sécurité sont plutôt lights voir inexistantes.


Les jours suivants, la météo reste mitigée avec des soirées et des nuits bien pluvieuses. Nous repassons des matinées tranquilles, à digérer notre excellent petit déjeuner dans les fauteuils confortables de la terrasse de Sam et Chi Chi. Ça pourrait être pire !! Nous apprenons quelques notions d'indonésien avec Chi Chi, Fiteri et Oupi (les employées de Sam et Chi Chi) et étrennons le Uno.

Les conditions météo nous contraignent à saccadée nos cours. Ainsi, le second cours se fera sur 2 jours à raison d'1h30 à chaque fois. C'est un peu frustrant pour nous car nous sommes impatients de savoir faire du kite. Et puis nous avions prévu de rester 2 jours après la fin des cours pour louer du matériel et commencer à s'entraîner seuls. Mais plus les cours sont reportés et moins il nous restera de temps pour pratiquer en autonomie... Mais nous sommes tellement bien à Lhoknga, que même les jours de pluie resteront de bons souvenirs. Nous décidons finalement de prolonger notre séjour ici. Petit à petit, le soleil refait son apparition. On nous avait prévenu : si la pluie commence à tomber un vendredi, il fera mauvais jusqu'au vendredi suivant ! Bon là, le mauvais temps s'était installé un jeudi... Mais le beau temps a bel et bien été de retour le vendredi d'après ! Les cours de kite se terminent. Nous avons la planche aux pieds et la technique commence à rentrer ! Reste plus qu'à s'entraîner ! Et c'est souvent en tombant qu'on apprend...!

Régis nous amène également sur un autre spot. Il est censé être un endroit idéal pour les débutants car c'est une avancée d'eau sans vague. Le seul inconvénient est qu'il se trouve à 40 minutes de scooter de Lhoknga. Et le trajet se finit par une séance de scooter cross country ! Pendant 10 minutes nous traversons des chemins accidentés, boueux, on s'embourbe dans le sable, glissons sur du sable mouillé... Et là, une fois encore, on se croirait sur une plage secrète : l'endroit est désert à perte de vue. Malheureusement pour moi, le jour où nous y allons, le vent est tellement fort (rafales jusqu'à 30 nœuds) que Régis préfère que je reste sur la plage. Il y a un fort courant et le fond de l'eau est irrégulier ce qui rend les déplacements dans l'eau très fatigants. Romain peut tout de même passer l'après-midi à s'entraîner. Ce n'est qu'en toute fin de journée que le vent s'affaiblit un peu et Régis me redonne 1/2 heure de cours.


Au moment de repartir, j'aperçois des os dans le sable. Régis reconnaît un morceau de vertèbres humaines. Sans doute encore des traces laissées par le tsunami. Auparavant cet endroit était habité. On voir d'ailleurs de nombreuses ruines de maisons dont il ne reste que le carrelage et quelques bouts de murs. Nous reprenons les scooters et en chemin, nous voyons même un crâne humain. Ça refroidit... Dire que tellement de gens n'ont jamais été retrouvés et ont été ramenés par la mer, pour périr à l'abri des regards... Nous comprenons mieux pourquoi ce tsunami est encore si présent dans la tête des habitants de Sumatra. Il y a toujours un témoignage du passé qui traîne ça et la dans la nature et qui semble vous dire "Oui c'est très beau ici et oui le soleil brille, la mer est belle et les gens sourient. Mais souvenez-vous qu'il y a 10 ans, il y avait une autre Banda Aceh, et la vague l'a emporté..." Banda Aceh a été totalement reconstruite. Régis nous a même expliqué un soir, lors d'un de nos traditionnel repas de groupe, qu'il avait été volontaire pour la Croix Rouge. Il se souvient des rondes en 4x4 pour retrouver d'éventuels survivants ou des corps, il se souvient de l'horrible odeur de mort qui empestait l'air dans certaines zones, il se souvient des paysages totalement ravagés...

Notre dernière journée nous permettra de nous exercer tous les deux seuls, nous pouvons louer un équipement et accompagner le groupe sur le premier spot. Ce sera l'occasion pour nous de mesurer notre progression après 9h de cours. Les resultats sont bien la, même si le style n'est pas encore de la partie mais nous arrivons à nous sortir de l'eau et rider sur des dizaines de mètres. Maintenant il faudra pratiquer...


Une petite compilation de nos vidéos dans l'effort... (désolé de la qualité c'est du montage avec les moyens du bord)

Toutes les bonnes choses ont une fin...

La fin de notre séjour à Lhoknga approche et cela nous attriste un peu. Nous nous sentons vraiment bien dans cet endroit entre kite surf sur des plages désertes et atmosphère familiale au camp. 

 

Un seul bémol, nous nous sommes fait chourrer 1 000 000 (de roupies) soit 60€, dans notre sac sur la plage. Apparemment, cela aurait été perpétré par un des clients du camp, mais faute de preuves, nous n'avons pu vérifier. Cela nous prouve que nous ne pouvons baisser de vigilance, un instant de relâchement se paye cash et certains ont moins de scrupules que nous! Dommage d'autant plus que nous avons fait plusieurs fois preuve d’honnêteté en signalant les oublis lors des additions de restaurant par exemple. Comme quoi le Karma ne paye pas toujours...

 

Enfin nous préférerons retenir qu'avec une météo un peu capricieuse nous avons pu vraiment progressé en presque toute sécurité : Romain s'est mis deux bonnes mines sur le front et le bras, ce qui montre tout de même qu'il est important de connaitre les notions de sécurités enseignées par Régis. Mais les résultats sont là, nous avons pu faire nos premiers bords et prendre du plaisir sur l'eau. 

nous garderons un excellent souvenir de Lhoknga Riverside, du kite camp et de la gentillesse des gérants et des belles rencontres que nous avons faites. Notre départ m'arrachera même une petite larme ! Nous n'oublierons pas les petits déjeuner sur la terrasse sur fond de musique jazzy, l'excellente cuisine de Chi Chi, la gentillesse d'Alice (sauf pendant le Uno ;-)), Sam, Chi Chi, Fiteri, Oupi, les sorties dîner en mode bikers, les parties de Uno endiablées, la rencontre avec les australiens Mark et Alexandra, "Therese" et son Yimmy, la gamelle de Sabrina lorsqu'elle s'est assise à côté du hamac, les deux mains gauches du saltimbanque qui étaient nettement moins maladroites quand il s'agissait de prendre de l'argent... On ne s'était pas sentis aussi bien dans un endroit depuis notre départ ! All good things come to an end...! Sam nous emmène jusqu'à la station de bus, où nous prendrons un bus de nuit (tout ce que j'aime :-( ) pour Médan, ville principale de Sumatra. Bye bye Lhoknga ..!

 

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Commentaires: 3
  • #1

    Evelyne (vendredi, 29 août 2014 20:50)

    Vous voilà prêts pour venir faire du kitesurf au lac du Bourget :-) :-)
    Pour la vidéo de vos efforts, on ne peut pas la regarder. Ca marque "cette vidéo est privée", est-ce normal ??
    Bisous à vous 2

  • #2

    Romain (samedi, 30 août 2014 15:01)

    C'est corrigé Evelyne tu peux la voir maintenant.
    Oui vivement le retour au bourget!!!

  • #3

    Evelyne (lundi, 01 septembre 2014 11:32)

    bravo pour vos talents :-)

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