Christchurch

Welcome to New Zealand !

Génial ! Un vol Emirates ! J'adore les vols avec Emirates ! Parce qu'en plus d'avoir chacun son propre écran avec possibilité de regarder des films, d'écouter de la musique ou de jouer à des jeux, chaque passager à droit à son petit plateau repas. Et les plateaux repas d'Emirates, c'est quelque chose ! J'adore voler avec Emirates pendant les heures de repas. C'est tellement bon que j'en oublie les turbulences qui se font ressentir à ce moment-là.
Voilà, nous ne sommes plus qu'à 1/2 heure de Christchurch, notre avion est en phase descendante. Les hôtesses (et stewards, parce que juste en face de notre siège, il y a un "hôte de l'air") s'assoient et attachent leurs ceintures. Nous sommes en train de survoler les Alpes Néo-Zélandaises. Wouaaaah ! Les sommets sont enneigés, c'est impressionnant ! Soudain, nouvelle zone de turbulences. Cette fois, non seulement l'avion vibre, mais en plus il fait de petites chutes dues aux trous d'air. Et puis, une ou deux de 10 ou 20 mètres ! Wouh ! Ça soulève l'estomac ! Et ça fait vraiment flipper aussi. Faudrait pas que l'avion aille se frotter le ventre sur le sommet des montagnes ! Des gens ont poussé de petits cris de surprise. Comme à chaque fois que j'ai peur en avion, je regarde les hôtesses pour me rassurer. Pour le coup, le steward qui est juste en face de nous. Et il n'est pas rassurant du tout. Romain le voit même bouger légèrement les lèvres, genre, il récite pas une prière là quand même ?!? Aaaarrrrgggg, amenez-moi un plateau repaaaaas !!

J'ai broyé la main de Romain, j'ai essayé de respirer calmement, j'ai arrêté de regarder le steward qui faisait sa prière et finalement, nous avons atterri à Christchurch. Qu'est-ce qu'on est contents de descendre de cet avion !


Nous aurons droit à 1 heure supplémentaire d'attente pour passer dans la salle de contrôle des biens déclarés potentiellement porteurs de germes, de bactéries, voire même d'espèces animales et/ou végétales pouvant représenter un danger pour la faune et la flore endémiques. Car la Nouvelle-Zélande, tout comme l'Australie, est une île, et abrite donc des espèces uniques et fragiles.

Ah ! Enfin nous sommes dehors !
Bon... Ciel gris, bruine, 12 degrés... Welcome in New-Zealand !
Un sacré décalage avec les températures caniculaires de nos trois derniers jours en Australie. Nous prenons 20 minutes pour checker le parking de l'aéroport car nous avons appris que certains backpackers abandonnent leur van ici car ils n'ont pu le vendre à temps et laissent les clés sur le contact pour le chanceux de passage. Mais pas de van gratuit pour nous !


30 minutes de bus plus tard, nous voilà chez Ruby et Shailesh, nos hôtes AirBnb sur Christchurch. C'est un couple d'origine indienne avec leur petite fille Sophie. Le frère de Shailesh vit aussi avec eux pour quelques mois. Autant dire que la maison est un joyeux bazar, parfois à la limite de l'hygiène. Je m'en veux de parler ainsi de la maison de Shailesh et Ruby, car je les aime beaucoup, mais là vraiment, y'a du niveau ! Mais bon, nous ne sommes là que 4 jours...

Christchurch

Christchurch est la plus grande ville de l'île du sud. Elle a subit en 2011 un puissant tremblement de terre qui a détruit toute une partie de la ville. Il y a des endroits où l'on se croirait dans une ville fantôme : des allées marchandes avec des magasins ou des cafés fermés, totalement détruits à l'intérieur, où l'on ne voit plus que les restes de ce qui a existé... Mais doucement, le centre renaît de ses cendres comme pour le quartier de Re:St@rt avec ses magasins dans des containers colorés ou l'église en papier carton.

 

En deux jours, nous en avions fait le tour. Entre le grand Hagley Park et son jardin botanique, le lac et la roseraie, nos journées gravitent autour de Riccarton. Sans moyen de transport, il est difficile de découvrir correctement cette ville. Nous ferons deux excursions à New Brighton, un quartier en bord de mer : une de jour, pour voir les familles descendre des paniers de crabes à la mer depuis la jetée et les remonter plein d'autres choses : des chaussures, des algues, le tout sous un vent violent et glacial. Et une de nuit, pour voir un magnifique feu d'artifice sur la plage avec Bimlesh (le frère de Shailesh).

 

Dans l'ensemble, cette ville ne nous plait pas du tout, sentiment renforcé par la frustration d'être bloqués dans l'attente d'un van. Le climat n'invite pas non plus à la détente car entre deux éclaircies, nous avons le droit à une tornade, la grêle, le vent et de la pluie, encore et encore. C'est que nous nous étions habitués aux températures australiennes nous !

 

Pour couronner le tout, nous sommes réveillés tous les jours par Bimlesh. A 5h du matin, il va dans les toilettes et se fait vomir. Sauf que la cloison qui sépare cette pièce de notre chambre est fine comme du papier à cigarette et que la tête de lit est appuyée contre... Romain lui demandera le premier matin s'il va mieux, pensant à une gastro, mais le rituel se poursuivra sur la totalité de notre séjour. On a même fini par penser à une tradition indienne, peut-être une sorte de purification par le vomi ? Mais non, nous avons "googler" cela, et on ne parle nulle part d'une tradition indienne vomito !

La recherche du van

Bref vous l'aurez compris, il faut vite que nous commencions notre road trip. Dès le premier jour, nous nous mettons en quête du van de nos rêves pour sillonner la NZ. Après avoir pris une carte SIM locale pour pouvoir joindre les vendeurs, nous nous mettons en recherche sur différents sites internet tels que Gumtree, Frogs in NZ ou Pvtistes. Ces deux derniers nous permettent d'avoir des interlocuteurs français et surtout de pouvoir faire des transferts en euros car les frais bancaires ici sont élevés et il est compliqué d'avoir du cash en grosse quantité.

 

Au début, nous ciblons des Toyota Estima, sorte de monospaces souvent aménagés pour les road trip. Mais après en avoir vu plusieurs, nous changeons notre fusil d'épaule pour prendre quelque chose de plus grand. En effet, sur les Estima, la cuisine est à l'arrière, ce qui implique de cuisiner coffre ouvert en plein vent et pluie. Nous concentrons dès lors nos recherches sur des vans plus grands. Nous comprenons assez vite que quatre jours ne seront pas suffisants pour trouver notre compagnon de route. 

 

Finalement, c'est après 10 jours de recherche et de visites de vans, que nous finissons par en trouver un qui pourrait convenir : Un Nissan Homy diesel et entièrement équipé, avec cuisine intérieure, beaucoup de rangements et un vrai lit deux places. Il est de 1996, ce qui est assez "récent" par rapport aux offres du marché. Ici les vans ont entre 20 et 25 ans avec en moyenne

300 000 km. Celui ci nous semble en bon état, la distribution est à chaîne et il est convertible en 4x4. En plus il est discret, pratique pour dormir gratuitement en ville. Bref, notre choix est fait et nous convenons d'un rendez vous avec le vendeur pour  finaliser la transaction au plus vite et quitter cette ville rapidement, pour aller, en premier lieu, profiter des bains chauds d'Hamner Springs...

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