West Coast

Humide West Coast

La route entre Wanaka et l'accès à la côte ouest de la Nouvelle-Zélande passe entre les lacs Wanaka et Hawéa avant de s'engouffrer dans Haast Pass. Une fois de plus la route est superbe et mériterait d'être traversée en moto. D'ailleurs nous croisons pas mal de motards, tous en habits de pluie, ça n'annonce rien de bon. La région West Coast est la partie la plus humide et pluvieuse de la Nouvelle-Zélande. Aïe, nous qui venions tout juste de regouter au plaisir du soleil, nous voilà repartis pour sortir les vêtements de pluie. Pour la première nuit, la pluie nous épargnera, mais malheureusement, ici quand il ne pleut pas, les sand-flies sont de sortie. Et en quantité car à chaque ouverture de porte du van, plusieurs d'entre elles s'engouffrent à l'intérieur et je me fais un plaisir de les écrabouiller sur les vitres. Malgré ces piquantes visiteuses, nous ne nous laissons pas abattre et c'est avec la vue sur la jungle de tree ferns que nous nous octroyons un petit apérOTRA. Ce jour là nous avons des naissances à fêter, bienvenue à Romy et Victor. Ils clôturent (ou presque...) la série des 7 naissances prévues pendant notre absence. Nous levons donc nos bières à Jade, Ava, Léana, Erwan, Romy et Victor ! Et merci à eux d'être venus augmenter la pression familiale pour notre retour ;-)

Au petit matin, accompagnés par la pluie, nous traversons la forêt tropicale. Le grondement des cascades, masquées par l'épais manteau de tree ferns et la brume environnante, annonce la couleur : ici, on ne manque pas d'eau. D'ailleurs, la route est entrecoupée de travaux de stabilisation des bords de route, ou plutôt du bord de route, sachant que l'autre coté donne sur une gorge profonde (...). Le contraste des paysages est saisissant, en quelques kilomètres, nous sommes passés de lacs entourés de montagnes à une jungle luxuriante. Cette région de l'ïle Sud est d'ailleurs une des rares à avoir été épargnée par la déforestation, à contrario des plaines du Canterbury. Ici la canopée est millénaire et l'homme n'a pas accès, même si la zone est protégée par le parc national du Mont Aspiring. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la West Coast ne compte que 30000 habitants sur ses 600kms de long : la nature est hostile mais c'est aussi ce qui l'a préservé.

 

Nous finissons par atteindre le bord de mer à Haast. Ici pas de plage de sable fin et de transat, le littoral est découpé à la serpette. Ce panorama impressionnant est accentué par le fracas des vagues qui frappent la falaise inlassablement. Malgré la pluie qui ne cesse pas, un charme sauvage se dégage. Nous continuons notre route jusqu'à la région des glaciers.

Fox et Franz Josef Glaciers

Nous arrivons à Fox Glacier en début d'après midi.Le Fox Glacier s'étend sur 13 kilomètres, directement depuis le versant ouest du Mt Cook. Le long de la route menant au parking du début de la marche, des pancartes rappellent les anciens emplacement du bout du glacier. Encore une fois, difficile d'imaginer la quantité de glace disparue en quelques décennies, la distance restante avec le glacier actuel est immense. La pluie ne nous lâche pas d'une semelle nous sommes obligés de patienter dans le van en attendant une éclaircie. Après avoir invoqué tous les dieux de la pluie, nous bénéficions d'une fenêtre d'accalmie (beau temps serait un peu trop présomptueux). Nous sortons rapidement pour faire la balade qui mène au pied du glacier. Mais après une petite vingtaine de minutes de marche, nous sommes stoppés par un guide (factice). L'accès au terminal du glacier est interdit, les récentes précipitations peuvent entraîner des chutes de glaces ou de rochers parfois mortelles comme l’atteste les coupures de journaux affichées. Certains marcheurs enjambent quand même la barrière pour s'approcher du glacier et prendre un cliché plus spectaculaire. Nous ne le ferons pas, déjà parce que nous sommes des gens civilisés et respectueux (oui oui) et surtout parce que dans deux mois nous serons au Perito Moreno, en Argentine, qui fait dix fois la taille du Fox glacier !

 

Nous regagnons le van pour enchaîner avec Franz Josef Glacier, à 20 km d'ici, en espérant avoir plus de chance avec la météo. Bien sur, ça ne sera pas le cas, c'est sous une pluie battante que nous apercevons la langue de glace en fond de vallée. Nous rentrerons trempés au van pour rouler jusqu'à Ross, cité des chercheurs d'or, pour y passer la nuit. En passant, nous longerons le lieux de reproduction de l'Aigrette blanche, le héron qui apparaît sur les pièces de 2 dollars. Mais étant donné la mauvaise visibilité, nous passerons notre chemin. Dommage !

Ruée vers l'Or et la Jade

La nuit s'est passée sous une pluie battante mais une éclaircie se profile dans la matinée. Nous en profitons pour explorer Ross, une ville qui a compté plus de 2500 habitants en 1860 pendant la ruée vers l'Or. Si aujourd'hui l'activité s'est considérablement réduite (il ne reste plus que 290 âmes en ville), les séquelles de cette folie de l'or sont encore bien présente : un lac a rempli l'ancienne carrière à ciel ouvert, des roues à aubes et les vestiges des circuits d'eaux sont encore visibles. D'ailleurs il est même possible de louer un tamis pour tenter sa chance dans la rivière et se laisser gagner par la fièvre de l'or, en découvrant quelques paillettes. Un chemin dans la montagne retrace la (courte) vie de ces mineurs, les conditions de travail et de logement. Il fallait vraiment en vouloir pour (sur)vivre de cette façon. D'ailleurs la visite se termine dans le cimetière et la moyenne d'âge sur les tombes ne ment pas sur l'espérance de vie à l'époque. Nous rencontrons également  un artisan tailleur de Jade. Il nous racontera sa passion et nous apprendra que la Jade Néo-Zélandaise, "Pounamou", est considérée comme une des plus pures au monde. Avant l'or, la région était déjà prisée pour ses gisements de pierres vertes, que les Maoris venaient récupérer pour tailler bijoux et armes. La route nous mènera d'ailleurs à Hokitika, fief de la sculpture sur jade. 

Pancakes et BlowHoles

La dernière portion de West Coast nous amènera au nord de Greymouth, la ville principale de la région. Le bon côté : le soleil est de retour depuis ce midi, pourvu que cela dure. Nous avons prévu de visiter les Punakaiki Pancakes, qui sont en fait des formations rocheuses sur le littoral, composées de différentes couches de sédiments, ce qui leur donnent (avec beaucoup d'imagination) l'aspect d'une pile de pancakes. Le chemin sur pilotis slalome entre les pitons rocheux, nous contournons même un trou béant creusé par l'eau où nous pouvons voir les vagues continuer leur travail de sape en attaquant inlassablement la roche calcaire. D'ailleurs, à marée haute, la mer s'engouffre dans un des canaux creusé dans les roches sédimentaires et jaillit comme un geyser. Nous assisterons aux derniers jets de celui ci, la mer se retirant lentement en fin d'après midi. Nous ferons notre première rencontre avec les Wekas, sorte de poulet sans aile endémique à la Nouvelle-Zélande. Nous repartons dans les terres le long de la Buller River pour passer la nuit en DOC et atteindre les lacs Rotoroa et Rotoiti le lendemain.

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Commentaires: 1
  • #1

    Damien (samedi, 27 décembre 2014 00:03)

    Heureusement, c'était dans le premier paragraphe.....

    Et oui, grosse pression pour une grossesse lors de votre retour ! Mais pas seulement de la part de la famille mais de tout le monde.... Ha ha ha ha ha ha

Vous êtes

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à nous avoir rendu visite

Merci !!