Taranaki et New Plymouth

Taranaki

Après avoir quitté Wellington, nous décidons de remonter par la côte ouest, en direction de la région de Taranaki. La pluie a fait son grand retour et nous accompagne sur toute la fin de journée. Nous profitons d'une promotion de Noël dans un supermarché New World pour manger et boire gratuitement (Y'a pas de petites économies). La route est beaucoup moins impressionnante que celles que nous avons parcouru jusqu'à présent, les paysages sont plus monotones et plats que dans l'île du sud. Nous nous arrêtons dans la petite ville de Bulls pour la nuit, et prenons un emplacement dans un camping. Les commentaires sur Campermate au sujet de ce camping nous aurons prévenus : le propriétaire est gentil, mais il est très difficile à comprendre, on dirait qu'il parle avec une mâchoire cassée. Dans ce camping, nous rencontrons un couple d’Américains, vivant à San Francisco. Nous faisons alors un drôle de constat : nous nous sommes tellement habitués depuis quelques mois à des accents difficiles tels que celui des Australiens ou des Néo-Zélandais, que celui des américains nous semblent hyper facile à comprendre ! Nous avons l'impression d'être bilingues ! 

 

Le lendemain, 10h30, nous voilà de nouveau sur la route, toujours accompagnés de la pluie. Nous continuons de remonter l'île Nord par la côte ouest. Le programme du jour serait de s'arrêter à Stratford, d'où nous pourrions observer le Mont Taranaki, un volcan au repos situé au cœur du parc national d'Egmont (nom anglais de Taranaki). Nous atteindrons Stratford juste à temps pour assister au carillon du clocher, qui représente la scène du balcon de Roméo et Juliette.

 

La petite anecdote qui fait rire :

Lorsque nous étions au iSite, je me suis arrêtée pour regarder les objets souvenirs en vente. Là, un homme s'est approché de moi d'un pas décidé et voulait me montrer quelque chose. Lorsque j'ai tourner la tête, il s'est aperçu que je n'étais pas la personne qu'il pensait trouver. Je regarde Romain qui arrive vers moi et lui dit tout haut "t'as vu il m'a confondu avec quelqu'un lui !"  Et là, j'entends "oui, je vous ai confondue excusez-moi !"
Et oui parce qu'à force d'être à l'étranger, on s'habitue à parler sans être compris des autres. Sauf que parfois, et surtout dans les centres d'informations, on peut tomber sur d'autres touristes, français eux aussi...
Ça m'apprendra à être plus discrète !

Sur ce, nous profitons d'une accalmie pour faire une randonnée au pied du volcan dans la forêt humide, témoin de la météo capricieuse de Nouvelle-Zélande : la végétation est composée principalement de fougères, arborescentes et classiques et de mousse.

Un long escalier nous fait descendre jusqu'au pied de la chute d'eau. C'est joli, isolé, un petit coin de nature caché, digne d'un décor de conte de fées.
Puis nous remontons tranquillement pour finir la boucle et rejoindre le parking. Et là, bonne surprise, le Mont Taranaki se libère peu à peu de ses épais nuages, nous pouvons maintenant le deviner, il se dresse majestueusement devant nous, du haut de ses 2 518 mètres d'altitude. Nous pouvons même apercevoir son sommet enneigé, c'est superbe.

New Plymouth

Nous arrivons à New Plymouth en fin de journée, sous un magnifique ciel bleu. Nous traversons la ville pour atteindre le bord de mer. C'est superbe : la route monte et lorsque nous arrivons au sommet, nous avons une vue sur une partie de la ville avec la mer bleue turquoise juste derrière. Après une ballade le long du coastal walkway, le chemin nous amène à une grande terrasse en bois surplombant la mer et sur laquelle s'élève au dessus de nos têtes le Windwand, œuvre d'un certain Len Lye. C'est un long tube rouge en fibre de verre de 45 mètres de haut pour 900 kg, et qui peut se courber jusqu'à 20 mètres avec le vent ! Il n'y a pas beaucoup de vent à ce moment-là mais, en effet, nous pouvons voir le long tube se courber, et c'est plutôt impressionnant. Nous trouvons ensuite un joli point de vue pour apercevoir une nouvelle fois le volcan Taranaki et passer la nuit. On dirait qu'il règne en maître sur cette région de l'île du nord. Les panoramas époustouflants de Nouvelle-Zélande, on ne s'en lasse pas ! En plus, les journées sont longues, la nuit ne tombant qu'autour de 20h30 ou 21h00. Ainsi, même lorsque nous arrivons tard dans un endroit, nous pouvons tout de même en profiter un peu.

 

Le jour suivant, it's time to face the music... Le texte est prêt, les photos aussi... Nous sommes le 6 décembre... Il est temps de mettre notre annonce de vente d'OTRA en ligne... Je m'attends à ce que nous soyons harcelés d'appels et de messages. Romain, lui, craint que nous ne parvenions pas à le vendre, ce qui remettrait en question la suite de notre voyage. Mais nous sommes à la meilleure période pour la revente car la majorité des voyageurs arrivent à Auckland en décembre, tous les indicateurs sont au vert. D'ailleurs dans l'heure qui suit, nous recevons le premier appel, le gars est prêt à traverser la moitié de l'île pour acheter le van. Mais il nous propose 800 dollars de moins. Il ne doit pas savoir qu'il a affaire à des Mauriennais celui-là. Laissons venir d'autres appels, nous avons le temps devant nous. Pour l'instant, nous traçons la route vers Taumarunui. La première partie de la route longe la mer de Tasman, offrant des côtes torturées et bien sur recouvertes de vert. Nous faisons un stop "hasard" aux Three Sisters (comme en Australie), qui ne figure sur aucun guide en notre possession. Elles ne sont accessibles qu'à marée basse et par chance nous arrivons à ce moment-là. Après un chemin un peu casse-gueule de 10 minutes, nous découvrons d'immenses falaises, usées par l'érosion et donnant naissances à ces fameuses formations rocheuses dont une est creusée comme un tunnel, on se croirait vraiment au bout du monde ! Curieux qu'un endroit comme celui ci ne soit pas répertorié sur les guides.


Cette fois, nous quittons le bord de mer, et nous enfonçons dans les terres, pour atteindre Taumaranui dans la soirée.

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Commentaires: 1
  • #1

    mimi et chocho (mardi, 06 janvier 2015 13:27)

    pas besoin d'aller au bout du monde pour voir des falaises trouées
    vas a Etretat en Normandie il y a la même chose ;-)

    ps: il est interdit de faire caca dans l'eau, surtout des gros morceaux comme ça.

    bonne année quand même.

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