Hobbiton et Coromandel

Hobbiton : Bienvenue dans la Contrée

À l'approche des fête de Noël, nous décidons de consacrer une journée à préparer des colis de Noël pour nos familles. Le but serait que nos cadeaux puissent être sous les sapins de Noël de nos familles, le soir du réveillon, pour être un peu avec eux ce soir là. Le temps est toujours aussi pluvieux, et cette activité préparation de colis de Noël met un peu de magie dans notre journée !


Puis, nous partons vers Matamata, une petite ville devenue célèbre car elle abrite Hobbiton, le vrai village des Hobbit ! Nous espérons qu'Hobbiton sera ouvert tard car nous aimerions le visiter ce soir et partir le lendemain vers Coromandel.

Arrivés sur Matamata, la route s'enfonce dans un cadre de verdure, sillonnant des collines parsemées de vaches et de moutons. Ça n'est pas étonnant que Tolkien ait choisi ce lieu pour y créer le village des Hobbit. Le ciel se dégage, laissant le soleil percer quelques nuages de pluie pour nous offrir un superbe arc-en-ciel, aux couleurs bien vives. Cela rajoute un peu plus encore de féerie aux lieux.

Malheureusement, nous trouvons les portes closes en arrivant à l'entrée d'Hobbiton. Nous faisons donc demi-tour et trouvons par hasard, non loin de là, un campsite un peu spécial : il s'agit d'un particulier qui propose 4 places de parking devant sa maison pour les van et camping car de passage. Pour seulement 5$, nous avons là bien mieux qu'un camping. Surplombant des collines à perte de vue, au calme, cet endroit est parfait ! Ce soir là, nous ferons aussi une autre expérience de la vie sauvage : ne trouvant personne dans la maison, nous décidons de nous aménager une douche de fortune à l'arrière du van. Coffre ouvert, nous accrochons la bâche entre le van et la clôture du pré à vaches se trouvant là. Je fais bouillir de l'eau que je prends au tuyau du jardin de la maison et rempli une bassine. Il fait un peu frais mais l'expérience est très marrante !

Le lendemain, après un réveil aux beuglements de vaches, nous ne trainons pas. : ce matin, c'est découverte du village des Hobbit ! Nous avons appris il y a quelques jours que cette visite ne pouvait se faire qu'avec un guide et, bien sur, en groupe. Nous étions déçus, mais nous n'avons pas le choix. Après nous être acquittés des 150 $ pour deux entrées, c'est dans un bus vert à l'effigie du film que nous traversons les vastes prairies qui nous séparent d'Hobbiton. Nous sommes une bonne trentaine, accompagné du guide, cela va donc assurément donner à l'endroit des airs de Disneyland. Mais il en est ainsi... Nous restons le plus souvent possible en arrière du groupe, profitant donc de quelques moments seuls pour prendre des photos sur lesquelles ne figurera pas le reste du groupe.

Malgré le ciel gris (et oui, encore) et le côté très "touristique" de la visite, le village est vraiment à la hauteur de ce que l'on pouvait imaginer. Il apparaît exactement comme dans le film, lumières artificielles en moins. C'est sublime, c'est féerique, on est comme des gosses ! Les maisons toutes rondes creusées directement dans les collines, les décors et objets soigneusement dispersés dans le paysage, des couleurs vives,des fleurs, de petits jardins... au loin, le pont en pierre enjambant la rivière sur laquelle Frodon part avec Gandalf à la fin de la trilogie du Seigneurs des Anneaux... Le village est niché dans un écrin de verdure, avec pour seul bruit de fond le bêlement des moutons. Les maisons sont de tailles différentes  pour donner l'illusion à l'écran que ce sont les personnages qui sont petits ou grands. C'est tellement bien fait, que nous arrivons même à nous imaginer qu'une tribu de Hobbit vit ici, paisiblement. C'est difficile de tout décrire, mais les photos parleront d'elles-mêmes.

L'autre désillusion à laquelle nous avons du faire face, est que l'on ne peut pas rentrer dans les maisons. Mais une fois sur place, la tentation est trop grande.  Nous profitons de l'éloignement du groupe et trouvons une maison à l'abri des regards. Romain filme pendant que j'entre. On nous avait dit que les maisons étaient vides... Mais pas toutes finalement. Je n'en dirai pas plus, et laisserait à votre imagination le plaisir de vous faire rêver un peu... Tout ce que je peux vous dire pour alimenter un peu votre voyage, c'est que ça sentait la patate ! Nous partons retrouver notre groupe et apprendrons plus loin qu'en fait, il y a une maison dans laquelle on peut entrer, la seule d'Hobbiton dans laquelle il est possible de pénétrer. Étant donné que les gens font la queue pour entrer, et repartent tous avec une photo d'eux entrant dans la maison, nous sommes bien contents d'avoir eu une expérience rien qu'à nous ;-)

Il y a une partie du site à laquelle on ne peut accéder, c'est un ensemble de quelques maisons de Hobbit qui a été spécialement créé pour un passage du Hobbit pour un coût de 120000$ et qui apparaît dans le film... 5 secondes ! La folie des grandeurs des réalisateurs ! D'ailleurs, il n'y a pas vraiment de longues scènes tournées dans le village puisque toutes les scènes à l'intérieur des maisons sont tournées au studio WETA à Wellington, celui dans lequel l'accès au public est interdit.

La visite, durant au total 1h30, se termine par un passage devant l'arbre des fêtes, planté dans un pré offrant un joli panorama sur la vallée. Enfin, nous empruntons le fameux pont de pierre pour arriver au bar... LA vraie taverne de Bilbon, où nous nous voyons offrir une bière et un cidre dans une chope à l'effigie du film. Une façon vraiment sympa de terminer la visite ! À l'intérieur, tout est en bois, avec des fenêtres toutes rondes et une cheminée... Bref, la vraie taverne des Hobbits, telle qu'elle apparaît dans le film ! Nous regagnons notre bus qui nous ramène au point de départ. Et biens sans regret ! Il aurait été vraiment dommage de passer à côté de cette visite !

Le temps d'un arrêt à la poste de Matamata pour envoyer nos colis de Noël, et nous filons vers Coromandel, où nous avons un nouveau rendez-vous pour le van. Nous sommes d'ailleurs sans nouvelle du couple de grenoblois, cela fait trois jours, nous pouvons donc considérer qu'ils ont trouvé autre chose.

Coromandel

La route côtière qui longe le Péninsule de Coromandel côté ouest est magnifique. Seul bémol : elle tourne beaucoup avec des portions montagneuse et nous demande donc plus de temps que prévu pour la parcourir. Nous serons donc en retard à notre rendez-vous mais nos potentiels acheteurs ne sont pas pressés et nous ont dit de prendre notre temps. C'est aussi un couple de français qui commence un an en Working Holidays. D'ailleurs en arrivant nous avons un meilleur feeling avec eux qu'avec les précédents. En plus ils semblent très emballés par le van et nous disent même en fin de rendez-vous que l'on peut considérer qu'il est vendu, si le premier couple ne rappelle pas. La condition sera juste de passer le van à un Full Mechanic car il y a une fuite d'huile sous le moteur, pour s'assurer que celle-ci est sans gravité.

 

Une fois ce rendez-vous terminé, nous rebroussons chemin jusqu'à Tapu où nous rejoignons James et Myriam dans un camping. Nous sommes en front de mer, sur la baie de Firth oh Thames. Au loin, nous apercevons les lumières d'Auckland. Nous installons une table et des chaises entre les deux van histoire de se protéger de la fraîche bise du soir, et improvisons un petit apéro, avec chips, fromage et vin rouge. Ce soir, pas besoin de bâche, il ne pleut pas, et le couché de soleil est superbe, quel bonheur ! 

 

La petite anecdote qui fait rire (enfin pas sur le coup) :


Il est tard lorsque nous nous couchons. Alors que nous sommes sur le point de nous endormir, une sirène se met à hurler dehors, genre "évacuation générale d'urgence" (la même qu'en France les 1ers mercredi du mois) !! Qu'est ce qui se passe, c'est une alerte Tsunami ??!! Nous sautons hors du lit, nous habillons, en 20 secondes nous sommes dehors, un tantinet paniqués. Et là, surprise, nous sommes les seuls à être sortis du van. Dehors, personne n'a bougé. La sirène s'arrête au bout de 2 minutes. Romain regarde la mer, tout est normal, il pense à des gamins qui ont joué avec l'alarme. Je suis un peu en stress et ne dors pas de la nuit, les yeux rivés sur la mer... D'autant plus que 45 mn après cette sirène, nous entendons des pompiers passer. L'angoisse ! Enfin, uniquement pour moi visiblement, dans le camping, ça roupille ! Le lendemain matin, nous interrogeons James et Myriam.
Myriam n'a rien entendu et James me répond : "oui j'ai entendu mais j'ai vu hier en arrivant qu'il y avait un centre d'incendie en face du camping"
Génial... C'était la sirène des pompiers ! En Nouvelle-Zélande, la sirène des pompiers fait le bruit d'une alerte générale... Original !

Cathedral Cove sous la pluie....

Après avoir quitté Myriam et James, pour la 3ème fois en 4 jours, nous prenons la route et commençons par un arrêt dans un centre Bridgestone dans la première ville que nous croisons. Le garagiste ne peut pas faire le full car il n'a pas de disponibilité ce jour-là mais accepte de regarder la fuite d'huile gracieusement. Il nous dit que cela n'est pas grave, certainement un joint à changer et que l'on devrait s'en sortir pour une centaine de dollars. Bon, c'est rassurant !

 

Nous faisons ensuite un arrêt lunch à la marina de Whitianga. Nous en profitons pour fixer un rendez-vous dès le lendemain à un nouveau couple d'intéressés pour OTRA, au cas où ceux de la veille se rétractent après le full. Il nous faut garder une sécurité. Nous continuons notre route vers Cathedral Cove, mais 10 minutes avant d'y arriver, une autre pause s'impose : nous ne pouvons passer ici sans voir de nos yeux la fameuse Hot Water Beach, une plage sur laquelle on peut s'offrir une expérience insolite : à l'aide d'une pelle, creuser un trou dans la zone géothermique et se faire un spa naturel ! Trouver la zone géothermique est chose aisée : il faut aller là où se situe les rochers. Et si vous avez peur de louper les rochers (bien que cela soit impossible), vous ne pourrez louper la horde de touristes équipés de pelles à l'endroit où ça chauffe. En théorie, ça fait rêver ! En réalité, il va falloir vous armez non seulement d'une pelle mais aussi de beaucoup de patience car il y a plus de monde que de mètres carrés de source de chaleur. Et il faudra bien creuser près de la mer, car lorsque vous atteignez l'eau avec votre pelle, elle est à 64°, il faudra donc pouvoir prendre de l'eau de mer ou laisser des vagues remonter jusqu'à votre trou pour rafraîchir votre Spa et vous permettre de vous baigner dedans. Même si l'expérience peut amuser, la plage ressemble plus à Verdun qu'à un Onsen japonais. Nous fuyons cet agglutinement de masse.

 

Nous arrivons à Cathedral Cove, qui s'annonce plus tranquille. Cathedral Cove est un must see à Coromandel. Et même un must see en Nouvelle-Zélande. Il s'agit d'un site pittoresque en bord de mer, accessible à pied. La balade dure environ 2h aller / retour, et surplombe la côte jusqu'à descendre par des escaliers sur une plage. Là, nous découvrons les formations rocheuses de Cathedral Cove, dont l'arche naturelle qui fait la renommée du site. Ces roches s'élèvent autour de nous, décorées de la végétation qui pousse à même la roche. C'est magnifique, mais cela nous émerveille moins que les Three Sisters (vues sur la route avant notre arrivée à Tongariro). La faute à la météo, certainement... Oui, il pleut...ENCORE (frustration et exaspération) ! Les éclaircies de la veille n'étaient que passagères et n'ont fait qu'alimenter l'illusion d'une belle journée à venir... La pluie assombrit et attriste le paysage mais la couleur cristalline de l'eau laisse imaginer la beauté des lieux sous le soleil...

 

Nous quitterons la péninsule pour Auckland dans la soirée, sous une pluie battante. En chemin nous aurons un appel du premier couple qui était venu voir le van à Taupo. Après 4 jours de silence radio, ils se demandaient pourquoi nous ne les recontactions pas pour le van ! Comme si nous allions leur courir après ! Je leur explique avec tact que s'ils veulent un van en NZ, il ne faut pas laisser le vendeur sans nouvelle pendant 4 jours, il faut sauter sur l'occasion, sinon le van leur passera automatiquement sous le nez ! Ils n'apprécient pas, nous traitent de malhonnêtes et raccroche sans autre forme de procès. Bon ça c'est fait et c'est tant mieux, nous préférons laisser OTRA entre des mains de personnes avec qui le contact est passé.

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