Santiago du Chili

Un Noël de 40h

L'avion atterri tranquillement sur le tarmac de l'aéroport Arturo M Benitez, le terminal international de Santiago du Chili. Après 25h de 24/12/14, nous sommes à peine à plus de la moitié de notre journée. Oui car entre Auckland et Santiago, il y a le fuseau horaire de changement de jour. La magie du décalage horaire fait que nous sommes partis à 16h30 le 24 décembre d'Auckland pour atterrir le 24 décembre à ... 11h30 au Chili, après 11h dans un avion. Mais le décalage horaire, nous le ressentons aussi dans le corps, et c'est tout de suite moins magique : nous sommes complètement déphasés, épuisés, dehors il fait chaud et en plus nous ne parlons pas un mot d'espagnol. La sortie de l'aéroport s'annonce folklorique. Heureusement nous sommes rodés aux arrivées en terre inconnues. 

 

Première impression avec une traversée du quartier Providencia à Santiago, la où se trouve notre airbnb : c'est une ville assez agréable, bien que très polluée à en juger le nuage de particules stagnant au dessus de la ville, que nous avons pu voir depuis le hublot de l'avionL'appartement est spacieux, lumineux, et bénéficie d'une jolie vue panoramique sur Santiago, avec pour toile de fond, un bout de la Cordillère des Andes. Depuis le salon et notre chambre, nous voyons, à moins de deux kilomètres à vol d'oiseau, la tour Costanera. Du haut de ses 300 mètres, elle fut la plus grande tour d'Amérique du Sud avant que le Brésil n'en construise une plus grande ! Tout est très calme voir même désert car la plupart des magasins sont fermés. D'ailleurs notre repas de Noël sera le plat à emporter du chinois du coin, le seul ouvert ce soir là. Après un skype familial, nous dormons jusqu'au lendemain pour nous remettre du décalage (il nous faudra 3 jours en tout, on se fait vieux!!). Nous passons un peu plus de temps avec Nouss, notre hôte Airbnb. Elle est française et vit au Chili depuis 4 ans.Les premières journées ne sont pas violentes, d'une part, pour se remettre du Jet-lag mais aussi pour prévoir notre trip en Amérique du Sud. Nouss nous prête quelques livres de voyage et prend le temps de nous conseiller pour notre itinéraire. Nous apprécions beaucoup sa disponibilité et son amabilité.

 

Nous découvrons le centre ville par l'intermédiaire d'un free-tour. C'est très joli, certaines rues ressemblent un peu à Barcelone et le soleil est de la partie. Des journées à 30 degrés en short pour la fin décembre c'est plutôt sympa (petit clin d'oeil pour nos amis en France). Le centre est conçu sur un plan à damier, facile pour se repérer. Le milieu, la Plaza del Armas, regroupe la Cathédrale, la poste, l'Hotel de ville. C'est le quartier haut de gamme de la ville. La visite durera 4h, entre les différentes rues principales, avec le musée d'art pré-colombien, le Théatre municipal et le palais présidentiel : la Moneda (avec la statue de Salvador Allende et ses lunettes de hipster). Il fait chaud alors un petit rafraîchissement local est le bienvenu : Le Mote con Huessillos, un jus d'abricot avec du blé cuit, très goutu mais beaucoup trop sucré. La visite continue avec le Cerro Santa Lucia, la Plaza Italia pour finir au pied du Cerro San Cristobal, à coté de la maison de Pablo Neruda. 

Le Cerro San Cristobal et le Canyon Del Maipo

Nous profitons d'une soirée un peu plus douce pour faire l'ascension du Cerro San Cristobal, la colline qui domine la ville avec une statue de la Vierge au sommet. Courageusement, nous grimpons à pied jusqu'au sommet. Officieusement, c'est surtout parce que nous avons raté le dernier funiculaire. Tout en haut, nous arrivons au pied de la statue de la Vierge, qui domine la colline et que nous pouvons voir de loin dans Santiago. Nous passons aussi devant une énorme crèche à taille humaine (et dire qu'en France, on commence à interdire les crèches dans certains lieux publics, quelle honte !). L'air de fin de journée est vraiment agréable, et devient même vite frais. Du haut du cerro, nous assistons à un joli coucher de soleil sur Santiago et la cordillère des Andes. Nous redescendons de nuit, avec d'autres groupes de personnes ça et là. Il règne dans l'air une ambiance estivale très agréable. Nous trouvons un petit resto au détour d'une rue, un peu isolé avec une terrasse sous les arbres. Nous décidons de nous y arrêter. Les plats ne cassent pas des barres mais le moment est agréable. Dans l'ensemble, nous constatons pour l'instant qu'au Chili, s'il est possible de trouver des resto pas chers, pour le reste, le coût de la vie reste élevé, surtout par rapport au salaire moyen des chiliens (le SMIC est à environ 400 €). Romain va même tester le coiffeur au Chili (peluqueria) et le prix est à peine moins élevé qu'en France.

 

La fin de l'année approche, le départ pour Valparaiso aussi. Mais nous ne pouvons quitter Santiago sans une petite visite du Cajòn del Maipo. Une vallée encaissée donnant un contraste surprenant entre ses rives vertes traversées par le Rio Maipo et l'aridité de la Cordillère au dessus. La vallée du Maipo est aussi connue pour abriter de nombreux domaines viticoles et les nombreuses variétés de vins que l'on peut y goûter.

Pour notre part, nous nous contenterons d'une balade à la Cascada del Anima. D'autant plus que depuis Santiago, il ne nous faudra pas moins d'1h30 de bus pour arriver dans la vallée du Maipo. La balade des cascades ne se fait qu'en présence d'un guide. La notre ne parle même pas l'anglais ! D'ailleurs, à part nous ouvrir l'entrée du parc, elle ne nous servira pas à grand chose, on peut même dire qu'elle a l'air de se faire ch*** !

Un sentier traverse la forêt aride, nous croisons aussi un puma (en captivité, que nos parents se rassurent). D'ailleurs, des chiens errants nous ont suivi (il y a énormément de chiens errants au Chili) et cela semble agacer le gros matou...

Ce qui nous frappe le plus ici, c'est cette aridité. Il y a même des cactus qui poussent par endroit. La balade est plutôt facile. Nous voyons deux cascades, jolies mais rien d'exceptionnel. L'idéal serait de partir très tôt le matin de Santiago pour monter jusqu'au sommet du canyon, pour les sources d'eaux chaudes et les glaciers. Pour juste un après midi, nous restons sur notre faim. En parlant de faim, le truc sympa est que nous avons goûté à ces fameux empañadas, une spécialité chilienne : des chaussons en pâte brisée, fourrés, le plus souvent, au fromage. Yummy !

 

Le 31 décembre, nous quittons l'appartement de Nouss, sans avoir pu lui dire au revoir (mais elle nous a laissé un gentil mot) car elle est partie plus tôt pour faire le Nouvel An à Rio de Janeiro. De notre côté, ce sera direction Vina del Mare et Valparaiso...

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Commentaires: 1
  • #1

    Magali D (lundi, 26 janvier 2015 16:21)

    On voit effectivement que vous avez changé de continents!

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Merci !!