Puerto Varas

Je suis Chili... euh Charlie !

Il est midi lorsque notre bus nous laisse au terminal de Puerto Varas. L'air est encore un peu plus frais qu'à Pucòn.
Puerto Varas est l'une de ces nombreuses villes surnommée la Cité des Roses.
En marchant dans ses rues à la recherche de notre auberge, l'apparence récente de la ville et la forte présence d'une architecture d'influence allemande sont les premières choses qui nous sautent aux yeux. Et en effet, la ville a été fondée en 1854, elle n'est pas toute jeune, mais pas bien vieille non plus. Et les maisons en "écailles" (certaines maisons sont recouvertes de pièces bois ou tuiles en forme d'écailles de poisson), parfois aux couleurs vives, rappellent la présence de colons allemands au moment de la fondation de la ville.

Notre auberge, la casa Margouya est bien située (et tenue par des français) : nous traversons la route et nous retrouvons au bord du superbe lac Llanquihue. De l'autre côté du lac, en face de nous, s'élève le majestueux volcan Oscorno. D'une forme parfaitement conique, la cime enneigée comme si cette neige venait de s'échapper du cratère, ce volcan nous rappelle le Villarica par sa beauté. À droite, un peu loin encore, nous pouvons voir le volcan Calbuco, enneigé lui aussi, mais d'une forme beaucoup plus irrégulière.
Voilà l'une des images que l'on gardera du Chili : un lac bleu turquoise surmonté d'un volcan parfaitement conique.

L'auberge est plus calme qu'à Pucòn, même si "silence" n'est encore pas le maître mot : c'est la vie en dortoir...! Le lendemain matin, alors que j'ai déjà été réveillée par deux backpackers qui quittait le dortoir (très peu de gens connaissent la notion de respect d'autrui dans les auberges de jeunesse...), le dernier part en prenant bien soin de ne pas refermer la porte derrière lui et me réveille à son tour. La porte ouverte laisse entrer une voix française qui semble sortir d'un auto radio à la réception.
"Bien évidemment, nous continuerons à nous tenir informés tout au long de la journée..."
Aïe... Il s'est passé quelque chose en France. Je prends mon téléphone et me mets sur les actus en ligne : Charlie Hebdo à Paris a été victime d'un attentat... 12 morts... 4 blessés...

 

Même de loin, nous assistons au déchaînement médiatique. Les premières conclusions, détractions, polémiques arrivent à une vitesse incroyable. Nos murs Facebook sont noirs et blancs... . De notre côté, bien sur, la première réaction est l'inquiétude et le dégoût.

Nous nous joignons à la France par la pensée et ce soir, avec d'autres français sur place, nous irons allumer une bougie et partager une bière au bord du lac.

Le volcan (encore?) Osorno

Le lendemain, nous profitons d'un soleil radieux pour nous rendre à Petrohue, un village à une trentaine de minutes de Puerto Varas, et dans lequel se trouve un site naturel avec des chutes d'eau. Après nous être acquittés des frais d'entrée sur le site, nous marchons sur des passerelles aménagées, plantées dans un superbe décor naturel, longeant une rivière aux eaux bleues turquoises et au fort débit, ayant creusé son lit au milieu des roches. Ce chemin aménagé offre également un joli point de vue sur le volcan Oscorno, qui vient rajouter encore un peu plus de cachet à cet endroit. La passerelle devient soudain un chemin au milieu des roches débouchant sur la cascade. La chute d'eau en elle-même n'est pas si impressionnantes car elle ne tombe pas de haut, mais c'est la couleur de l'eau qui détonne au milieu des roches et de la verdure. 

Nous faisons ensuite deux autres balades, dans la forêt cette fois. Le chemin continue de suivre le cours d'eau jusqu'à une sorte de petit lagon, encore une fois d'une couleur magnifique. La seconde balade sera une marche dans la forêt, bien au calme puisque les autres touristes sont restés pour la plupart aux chutes d'eau. Le chemin, longeant l'affluent, nous amènera au bord de ce qui pourrait ressembler à un petit lac en pleine forêt, en fait un endroit où le lit de la rivière s'élargit un peu et où le courant semble presque inexistant. Et toujours cette eau cristalline, d'un joli vert émeraude ici.

Nous quittons le site de Petrohue et profitons d'être dans le coin pour aller jusqu'au lac Todos Los Santos, un lieu également réputé autour de Puerto Varas. Encore un endroit offrant un nouveau et toujours aussi grandiose point de vue sur le volcan Oscorno. Le lac est bordé de sable noir et est balayé par un vent assez fort. Ce qui n'empêche malheureusement pas que nous soyons embêtés par ces espèces de grosses mouches noires et jaunes, qui sont nombreuses dans le coin. Et le souci, c'est qu'elles me suivent et m'attaquent (si si !!). Excédés, nous faisons demi tour et prenons le bus pour rentrer à Puerto Varas. Le lendemain, nous prenons la route (et le ferry) pour Chiloé, la deuxième plus grande île d'Amérique du Sud. 

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Commentaires: 2
  • #1

    Magali D (vendredi, 30 janvier 2015 19:53)

    Qu'est ce que c'est beau! (tiens il semblerait que j'ai, et que nous avons tous, déjà dit ça)
    Ca fait rien,on en redamande.
    Bisous

  • #2

    BONFAND ALEXANDRA (samedi, 31 janvier 2015 11:57)

    C'est juste magnifique :-) Gros bisous

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