Patagonie Argentine

El Chalten : Trekking or not Trekking

Lorsque le bus nous débarque à El Chalten, nous  assistons au lever de soleil sur le massif du Fitz Roy. La ville est encore toute endormie, dans la fraicheur du matin. Après un rapide tour des hospedajes et hôtels du coin, nous devons nous rendre à l’évidence : tous sont complets ou complètement hors budget. Nous devons nous rabattre sur une solution de secours, à savoir aller à El Calafate par le bus de 13h et passer la nuit là-bas. C’est d’autant plus frustrant qu’El Chalten est vraiment un endroit charmant, entouré par les montagnes et glaciers, quoiqu’un peu touristique. D’ailleurs, c’est la croix et la bannière pour trouver du cash, il n’y a que 2 distributeurs en ville et pratiquement tous les commerçants demandent du liquide. En plus nous serons chargés de 51 pesos par retrait. Bon, nous ne pouvons pas dire que notre premier jour en Argentine soit une réussite. Pendant qu’Emilie patiente en ville,  je pars faire une petite randonnée vers le mirador du mont Fitz Roy (El Chalten est la capitale argentine du trekking). La vue sera malheureusement bouchée car la neige est apparue sur les sommets. Le glacier du Fitz Roy sera tout de même visible, laissant apercevoir sa couleur bleue profonde. Le temps de redescendre et nous voilà dans le bus pour El Calafate, et surtout pour le glacier du Perito Moreno.

El Calafate et le Glacier Perito Moreno

A peine débarqué à El Calafate, nous trouvons un hospedaje pour deux jours. La vie patagone est chère, d’autant plus que nous sommes en pleine haute saison touristique. Nous allons devoir réduire notre séjour sur place pour tenir le budget. Dommage nous ne ferons ni le Torres del Paine ni la Terre de Feu. Après avoir fait le tour des agences pour le Perito Moreno, la solution la plus économique et la plus adaptée sera de prendre un bus vers le site sans tour opérateur, nous serons ainsi libres de visiter comme nous le voulons. Le rendez vous est pris pour le lendemain dans l’après-midi, car c’est le moment où la fonte de  glace est la plus intense et les chances d’assister aux « décrochages » des parois de glace les plus grandes. Mais avant tout, il faut payer et bien sur, seul le cash est accepté. Après avoir fait le tour de tous les distributeurs, nous en trouvons un qui accepte la carte d’Emilie sans frais supplémentaires. En plus ici, non seulement les commerçants ne prennent pas la CB mais après avoir écumé la ville pour retirer, ils n’ont pas la monnaie et ne veulent rien savoir. Le rapport avec les argentins commence très mal…


Le lendemain, nous sommes sur le pied de guerre pour découvrir le fameux glacier Perito Moreno, l’un des deux seuls glaciers au monde qui continue d’avancer. Après 1h30 de bus et un droit d’entrée à 210 pesos par personne, nous apercevons le monstre de glace au détour d’un virage. Nous sommes encore à plusieurs kilomètres du site mais déjà le spectacle offert par mère nature nous met la chair de poule. Lorsque le bus nous dépose au départ des sentiers passerelles, nous ne pouvons contempler le champ de glace de tout son long. Au premier plan un lac bleu laiteux entouré de montagne et de verdure, au loin des montagnes enneigées qui se déversent en une immense langue de glace de 13km de long. Des parois de glace bleues de plus de 70m de haut se dressent devant nous, majestueuses. Est-ce le fait que ce glacier continue d’avancer malgré les 30 degrés ambiants ou le privilège de voir un géant de glace en ces temps de réchauffement climatique, mais nous ne pensons pas avoir déjà vu quelque chose d’aussi impressionnant depuis le début de notre voyage. Tout au long des 3 heures de notre visite, le glacier craque, vit, s’effondre par endroit, libérant des mètres cubes de glaces (parfois équivalent à des immeubles de 5 étages) qui se fracassent à la surface du lac dans un vacarme assourdissant. Ce qui est vraiment surprenant, c’est que de notre point de vue, ces icebergs ressemblent à de petits ballons de glaces, preuve du gigantisme de cette mer de glace. C’est avec plein de magnifiques images que nous remontons dans le bus, laissant derrière nous ce dernier rempart de l’ère glaciaire, en espérant que les générations futures puissent elles aussi jouirent d’un tel spectacle.

En arrivant à notre hospedaje, une bonne nouvelle nous attend, nos billets d’avion vers Buenos Aires ont été commandés par notre succursale française (merci les parents DESTAING) car les achats en ligne avec nos CB demandent une confirmation sur un numéro de téléphone qui ne passe pas en Argentine. Ces billets d’avion tombent à point nommés car non seulement ils nous font gagner 3 jours de voyage mais en plus ils sont moins chers que le bus … Par contre, la compagnie Aerolineas Argentinas n’est pas la référence en terme de ponctualité : 1 heure de retard au décollage. Mais nous arrivons sains et saufs à Buenos Aires, où notre hôte Airbnb, Matias, a eu la gentillesse de nous attendre jusqu’à minuit et demie. 

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Commentaires: 2
  • #1

    Magali D (jeudi, 19 février 2015 21:07)

    Cette mappemonde vous tendait vraiment les bras!!!!
    Le perito moreno c'est déjà quelque chose sur vos photos,alors "pour de vrai"...............(les glaciers en Savoie ne jouent pas dans la même cour!)
    Bisous

  • #2

    Myriam (lundi, 23 février 2015 18:53)

    Les montagnes, les glaciers cela vous fait penser un peu à nos montagnes.C'est magnifique Bonne continuation

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