Buenos Aires

Coté visite touristique 

Lorsque Matias nous fait visiter son appartement nous sommes scotchés. De style ancien avec ses hauts plafonds, ses murs blancs et son parquet fraichement ciré, il fait très propre et bien rangé. Notre chambre est spacieuse, nous avons notre propre salle de bains et le lit est trèèèèèès confortable. Nous sommes ses premiers invités et Matias est aux petits soins pour nous. Il nous a même déposé deux serviettes propres et du savon sur le lit. Pour 27€/nuit il n’y a rien à dire. On va être bien ici.


La ville de Buenos Aires est résolument européenne. On sent que la ville a des multiples facettes : d’un barrio (quartier) à l’autre, l’atmosphère change rapidement.  La première journée sera consacrée au quartier de Palermo. Après 3 stations de métro, nous arrivons Plaza Italia pour découvrir le poumon vert de la ville, les Bosques de Palermo. Une multitude de parcs (jardin botanique,  jardin japonais, lacs artificiels, zoo de Buenos Aires,…) qui font le bonheur des promeneurs et des enfants. Il y a même un planétarium où trône une météorite de plus d’une tonne, tombée quelques 4000 ans plus tôt sur terre. Beaucoup de porteños (habitants de Buenos Aires) viennent y faire leurs footings ou exercices le soir. 

Le lendemain, nous profitons de la douceur du matin pour arpenter les couloirs du Musée des beaux arts, entre Palermo et Recoleta. Rien de tel pour démarrer une journée que d’admirer (gratuitement) des toiles de maîtres comme Monet ou Rembrant. Non, en fait nous n’y connaissons rien mais nous prenons un malin plaisir à chronométrer le temps de réaction des gardiens en posant le pied au-delà de la ligne noire d’approche des peintures. En même temps, mettre une ligne noire sur un sol noir, c’est presque un appel au crime.


Pour Recoleta, sa principale « attraction » est son cimetière, l’équivalent du Père-Lachaise en France. De nombreuses personnalités y reposent, dont Eva -Evita- Perron, qui est sans conteste la tombe la plus « visitée ». Elle est d’ailleurs facilement reconnaissable par la foule de gens postée devant. Tout autour de nous se dresse une exposition d’architecture funéraire et des caveaux de la haute bourgeoisie. Au final, ce cimetière nous laisse une impression moindre que celui du Mont Koya-san, sur la péninsule de Kii. Petit rappel ici

Une journée sera nécessaire également pour déambuler dans le « micro-centre ». Ici bat le cœur de la ville, traversé par l’Avenida 9 de Julio, probablement l’avenue la plus large du monde, qui s’enroule autour de l’Obélisque, érigé en 1936 comme un symbole de la virilité argentine (les mauvaises langues « l’attribuent » plutôt à un gros complexe d’infériorité, à vous de juger). Les hauts buildings se mêlent aux bâtiments coloniaux dans les différentes artères qui s’échappent de l’Obélisque. L’une d’elles mène à la Plaza de Mayo et la casa Rosada, siège de la présidence. De la, il faut moins de 10 minutes à pied pour rejoindre le barrio de San Telmo. Le changement d'ambiance est immédiat, nous sommes dans un quartier populaire et cela se voit : les murs sont taggués, les enfants jouent dans la rue, les trottoirs sont délabrés... Mais paradoxalement, le quartier est bourré de charme, avec ses petits bistrots aux angles des rues et les airs de tangos qui se font entendre. Plus loin, c'est le bario de la Boca, un des plus pauvres de la ville mais surtout le fief d'El Piebe del Oro, Diego Maradona, résident à vie du non moins mythique Boca Junior, avec son stade, la bomboniera, teinté en bleu et jaune qui trône en plein milieu du quartier. C'est aussi l'occasion de goûter les glaces locales, un vrai régal.

Buenos Aires côté quotidien

Nous sommes resté 5 jours sur place, ce qui nous a permis de nous faire une idée plus réaliste de la vie dans la capitale argentine. Même si nous avons apprécié notre séjour sur place, certains signes trahissent une économie en déficit. Les distributeurs d'argent sont pris d'assaut par les habitants qui cherchent le maximum de liquidité tellement leur monnaie se dévalue rapidement. Pour preuve, le change se fait dans la rue, a grand coup de "Cambio ! Cambio !". Si le taux officiel du pesos argentin est de 9,5 pour 1 euro, la monnaie européenne se change facilement à 15 voir 18 pesos avec le Blue Cambio (change au noir). Il n'est pas très difficile de trouver ces "agents de change" qui vont jusqu'à proposer leur services devant les banques, en toute impunité. Les rues sont également (et malheureusement) pleines de sans abris, dont beaucoup de femmes et d'enfants, qui squattent les entrées d'immeubles et les bords d'escaliers, après avoir perdu leur logement. L'immobilier est d'ailleurs en crise en ce moment à Buenos Aires. Les porteños sont très tendus, un peu à l'image des parisiens, consommant leur maté toute la journée, avec leur Thermos sous le bras. D'ailleurs, Matias nous fera tester la boisson nationale, dans sa tasse faite dans ... un sabot de bouc... Même les voitures et encore plus les taxis, font mine de nous foncer dessus lorsque nous traversons la route. Ils ne sont pas très avenants les argentins, heureusement que notre hôte remonte le niveau.


Notre séjour en ville prend fin. Il est temps pour nous de prendre la route pour les chutes d'Iguazu, coté Brésil et coté Argentine. D'ailleurs le bon plan consiste à passer par une compagnie de bus brésilienne, Poumas, qui est moins chère de 3à euros par personne.


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Commentaires: 1
  • #1

    Magali D (mardi, 24 février 2015 19:49)

    Le (ou les) petit(s) prince(s) en Argentine!!

Vous êtes

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à nous avoir rendu visite

Merci !!