Chutes d'Iguazu

Coté Brésil : Foz de Iguaçu

Lorsque le bus nous arrêtent à la frontière brésilienne, on fait un bond de 6 mois en arrière : l'air est maintenant vraiment chaud et humide, on se croirait en Thaïlande ! Cette chaleur ajoutée à la fatigue fait que nous rêvons d'arriver à notre hôtel, de prendre une bonne douche et de nous allonger un moment pour récupérer. Le passage frontière est assez rapide, nous ne sommes pas nombreux. Nous arrivons finalement à Foz de Iguazu à 16h (17h heure locale). Les brésiliens sont plutôt sympathiques et aidants au premier abord. Plus souriants et polis que les argentins. Les rues sont calmes, c'est encore l'heure de la siesta. Un petit écran à affichage digital indique 39 degrés. Le gérant de l'hôtel nous réserve un très bon accueil et, Dieu merci, il parle anglais.  L'hôtel est très propre, et nous avons la clim dans la chambre.


Après une bonne nuit et un très gros repas (buffet à volonté...à 30€/pers), nous nous entassons pour 30 minutes dans un bus bondé pour arriver au parc national des chutes d'Iguazu. Après nous être acquittés des frais d'entrée au parc national, un bus (climatisé cette fois) mène à plusieurs points de vue sur les chutes. Il est écrit partout de ne pas nourrir les coatis, car ils peuvent devenir agressifs. Ces petits animaux, entre le blaireau et le chat, ont un long museau et émettent des cris aigus. Mais surtout ils sont très friands des sacs plein de nourriture. D'ailleurs en descendant du bus, la première scène à laquelle nous assistons est une embuscade menée par trois coatis, qui se solde par la disparition des précieux sandwichs d'un pauvre monsieur qui voit son repas disparaître dans les fourrés, accompagné par les cris chambreurs des bestioles. 


Le parcours est aménagé dans une forêt tropicale. Le premier aperçu des chutes d'Iguazu tient ses promesses : c'est impressionnant. Des milliers de mètres cube d'eau (1756 par seconde pour être précise) qui se déversent dans un vacarme continuel. Il y en a tellement ! Des larges, des moins larges, les unes à côté des autres. Une grosse brume se lève dans le ciel depuis le pied des chutes. Encore une fois, on se sent tout petit devant ce nouveau spectacle de la nature.

Plus on se rapproche des chutes et plus le taux d'humidité est élevé. Cela devient presque irrespirable. À la fin du parcours, il y a un pont qui passe au dessus de la rivière, au pied d'une grosse cascade. Beaucoup de gens s'engagent sur le pont munis de leur habit de pluie. D'autres, comme nous, sont bien trop contents de se faire rafraîchir par la brume épaisse qui se dégage de la cascade ! On ressort trempés, mais qu'est-ce que cela fait du bien !

Ce n'est qu'en fin d'après midi que nous quittons le site, plutôt satisfaits du spectacle ! Et oui, parce qu'il arrive parfois que l'on s'imagine quelque chose de tellement énorme que l'on soit un peu déçu lorsque l'on se retrouve devant l'objet de notre curiosité... Le mieux, souvent, est de ne pas trop se renseigner avant pour garder un bel effet de surprise !

Coté Argentin : Puerto Iguazu

Le soir même, nous repartons en direction de l'Argentine, à Puerto Iguazu. Nous arrivons à notre hôtel juste à temps : une pluie diluvienne s'abat sur la région pour quelques heures. Ce qui est moins drôle, c'est que nous ne pourrons même pas profiter de la piscine de l'hôtel. Pour une fois que nous trouvions une chambre pas trop chère dans un hôtel avec piscine ! La pluie a bien rafraîchi l'atmosphère mais a aussi attiré de nombreux moustiques. La soirée à l'hôtel s'annonce piquante...


Le lendemain, nous profitons d'un aller retour en ville pour acheter nos billets de bus pour Salta, qui nous ont encore coûté une fortune. Mais au moins, plus on se rapproche du nord, plus on se rapproche aussi du moment de quitter ce pays qui va nous laisser un goût amer.


Pour l'heure, nous tentons de laisser de côté nos inquiétudes à propos du budget, et partons vers les chutes d'Iguazu. Mais tout nous rappelle que nous sommes en train de nous ruiner ! Le bus urbain est plus cher qu'au Brésil, l'entrée du parc aussi, personne ne prend la carte bancaire, les distributeurs ne veulent pas de ma Visa, prennent des charges sur les retraits avec la Mastercard et les guichetiers qui nous renseignent sont antipathiques... Bref, il nous faut nous armer de sang froid pour ne pas exploser ! Nous finissons par trouver une petite épicerie dans laquelle le caissier nous propose de lui acheter une bouteille d'eau qu'il nous facturera plus chère sur la CB et de nous rendre le surplus en cash, sans frais. Ouf ! On le serrerait dans nos bras si l'on ne se retenait pas !

Le parc côté Argentine est plus grand. Il y a même un petit train qui nous emmène au début des parcours pour admirer les chutes. Le trajet en petit train est pittoresque. La petite voie ferrée s'enfonce au milieu d'une forêt tropicale jusqu'à nous déposer à une petite gare d'où nous devrons marcher pour rejoindre les parcours. Nous croisons encore beaucoup de coatis. Des gens les nourrissent et vont même jusqu'à les caresser ! Ne savent-ils pas lire ??!! Car ici encore, de nombreux panneaux préviennent de l'imprévisibilité de ces petites bêtes sauvages. Et au rayon des animaux agressifs, nous voyons aussi un crocodile en train de se faire dorer la pilule juste sous un pont enjambant la rivière. Ce qui crée d'ailleurs un gros bouchon sur le pont. On se surprend un moment à espérer qu'il soit bien solide et accélérons le pas pour le quitter. On n'est jamais trop prudents ;-)

Il fait très chaud et très humide. L'humidité s'accentue à mesure que nous nous approchons des chutes d'eau. Les panoramas, eux, sont grandioses. Il est difficile de décrire ce que nous voyons... Des chutes d'eau, partout, qui partent de plus ou moins haut, parfois ça ressemble à un filet d'eau et parfois ce sont des quantités démesurées qui se fracassent dans la rivière avec un bruit d'explosion continuel et une brume qui se soulève tout autour des chutes. Et je pèse mes mots quand je dis "démesuré" : le débit cumulé de ces chutes pourrait remplir un bassin olympique toutes les 2 secondes.
Nous voyons même une chute au débit tellement violent, que la brume qui se soulève de la rivière se mêle à des éclats d'eau qui remontent sur plusieurs dizaine de mètres. Si seulement cette brume pouvait atteindre doucement le pont, afin de nous rafraîchir un peu...


La fin de l'après midi est proche. Nous reprenons le petit train pour le clou du spectacle, au nom familier : la Garganta del Diablo ! On en aura vu des Garganta del Diablo ! Et on sait maintenant que ce nom est la promesse de voir quelque chose d'encore plus impressionnant que l'impressionnant !
Bonne surprise au départ du ponton aménagé : deux douches fraîches ! Les gens se succèdent pour se tremper tout habillés ! Nous y allons à notre tour : quel délice ! On se sent revigorés ! La chaleur est tellement étouffante dehors. Et le ponton est quasiment tout le temps en plein soleil. En le traversant, nous apercevons des morceaux d'anciens pontons qui n'ont pas tenus le choc et ont été emportés par des crus particulièrement violentes, plus ou moins récentes.

Lorsque nous arrivons au bout de la passerelle, nous sommes ébahis ! Sous nos pieds, se déversent des milliers de mètres cubes d'eau par seconde, dans une telle violence, que la brume épaisse qui se soulève de la rivière en contrebas  nous empêche de voir où atterri l'eau ! C'est comme si les chutes se déversaient  dans le néant. C'est à peine croyable ! Et un peu plus à gauche, un arc en ciel semble sortir tout droit de l'eau qui tombe. Si l'on dit que les chutes sont plus impressionnantes côté Argentine que Brésil, c'est sans aucun doute à cause de ce spectacle là. Car le reste n'avait rien à envier au côté brésilien. D'ailleurs, les Argentins disent souvent que les chutes sont de leur côté mais que ce sont les brésiliens qui profitent de la vue ! Car seul le côté brésilien permet de contempler les chutes dans leur ensemble.


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Commentaires: 1
  • #1

    Magali D (mardi, 24 février 2015)

    Wouah ouh!!!!!!!
    Impressionnant et Mag.ni.faïque comme dirait Cristina la Brésilienne!!

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