Sucre - La Paz

Sucre : capitale de toute beauté

Nous arrivons au petit matin (5h) dans la capitale bolivienne. Hé oui, ce n'est pas La Paz mais bien Sucre qui est officiellement la capitale constitutionnelle de la Bolivie, La Paz étant la capitale administrative.

La ville est encore toute endormie et nous devons patienter plusieurs heures avant de pouvoir accéder à notre chambre. Cela nous laisse le temps de visiter le marché central de Sucre. Ici les couleurs et odeurs mettent nos sens en éveil de bon matin (mais pas toujours en appétit...). Et la nourriture ne coûte rien, nous pouvons nous cuisiner des plats complets pour moins de 2€. 

 

Il fait bon flâner dans les rues, la température est agréable malgré l'altitude (nous sommes encore à 2800m de haut). D'ailleurs, nous en ressentons encore un peu les effets quand il s'agit de grimper les 3 étages pour arriver à notre chambre. L'architecture est impressionnante et riche, accentuée par les murs blancs qui confèrent une certaine harmonie aux lieux. La place 25 De Mayo, entourée de bâtiments coloniaux, était le théâtre d'un étrange manège jadis : les hommes tournaient dans un sens autour de la place alors que les femmes venaient à contre-sens, permettant à tous les promeneurs de se croiser et de choisir une cavalière en un coup d’œil. Aujourd'hui, elle est envahie par une guerre sans merci, à coup de bombes et de pistolet à eaux. Le mois de février est celui du Carnaval et tous les habitants s'en donnent à cœur joie pour arroser leur voisin ou les asperger d'une mousse blanche. Et bien sur, les touristes sont une cible de choix, nous devons être sur le qui-vive (dangereux la vie de voyageur).

Alors que la guerre fait rage au centre-ville, nous choisissons d'aller explorer le cimetière de Sucre. Le bruit et l'agitation de la ville font place ici au calme et à la paix. De majestueuses pierres tombales partagent les jardins avec des caveaux installés dans les murs d'enceintes du cimetière, sortes de HLM pour les morts. Nous trouvons également une bien étrange cabine téléphonique, car Sucre est aussi proche d'un site archéologique avec des empreintes de dinosaures. Nous revenons en micro, minibus où il faut presque sauter à l'intérieur quand il passe à proximité. Nous passerons trois jours à Sucre, et ferons la rencontre de Marine et Lewis avec qui nous sympathisons. Nous nous retrouverons d'ailleurs à La Paz.

 

Nous prenons un bus de nuit pour aller jusqu'à La Paz. Pour une fois, nous avons réussi à avoir les deux places à l'avant. Mais il a fallu que le bus tombe en rade 3 fois sur le trajet, transformant les 8h de route prévues en 12h. Nous en profitons pour donner un conseil aux voyageurs qui souhaiteraient découvrir la Bolivie en bus : prenez des couvertures, il n'y a aucun chauffage, de toute la nuit. Il faisait tellement froid que nous avons récupéré quelques protège appuis têtes du bus pour nous faire des couvertures de fortune...!

La Paz, accrochée à la montagne

C'est donc vers midi que nous atteignons enfin La Paz. La route d'accès arrive par la partie haute de la ville, ce qui permet d'avoir une vue d'ensemble. Les maisons sont comme accrochées aux montagnes, repoussant inlassablement les limites de la ville à plus de 4000 mètres d'altitude (oui, La Paz est la capitale la plus haute du monde). Au centre de cette cuvette, quartiers financiers et historiques se côtoient entre les rues étroites et pentues, offrant un contraste unique d'architecture et de culture. Ici les "cholitas" en habits traditionnels (jupons et chapeau melon) croisent des midinettes accros à la pop culture occidentale. Nous sommes dans un hôtel proche de la rue des sorcières, où il est possible d'acheter toutes sortes de médecines ...euh... parallèles (comme des foetus de lamas) et de s'attirer les bonnes grâces de la Pachamama, la déesse de la Terre en Quéchua (non ce n'est pas Décathlon ici).  La ville est en pleine effervescence, le Carnaval se rapproche et les rues sont envahies de vendeurs de masques, de confettis et de bombes de mousse. Les souvenirs de rue bondées asiatiques remontent à la surface...

Nous passerons 4 nuits à La Paz, dont 3 dans un deuxième hôtel, le premier étant très bruyant, mal équipé et 50 Bolivianos plus cher. En plus lors de notre arrivée, le shampoing avait éclaté dans mon sac, comme un mauvais feeling avec cette chambre d'hôtel... 

 

Un téléphérique permet d'accéder à Alta, la banlieue de La Paz, située sur les hauteurs de l'agglomération. La Paz est d'ailleurs l'une des seules villes où les habitants fortunés vivent dans les quartiers bas (à partir de 3200 m d'altitude) et les plus pauvres au sommet (jusqu'à 4000 m), altitude oblige. Nous visitons, avec Marine et Lewis qui nous ont rejoint, le marché aux puces d'Alta. Il s'étend de façon tentaculaire dans les différentes rues, par catégories d'objets vendus. Ici vous pouvez trouver n'importe quoi d'occasion, de la casquette au lave vaisselle, et si vous êtes assez courageux, vous pouvez même tenter une des brochettes de porc ou de hamster cuites sur place. Par contre, le panorama est imprenable avec une vue plongeante sur La Paz encadrée par la cordillère, dont l'Illimani à plus de 6000m de haut.

 

Le midi, Louisa et Janouka nous ont fait découvrir un petit resto où elles ont rejoint deux amies boliviennes. Lewis et Marine sont là également. Pour 16bvs par personne, nous avons droit à un menu complet. Rien à dire, c'est très bon et vraiment pas cher ! Il est d'ailleurs facile de manger pour moins de 3€ à La Paz, et si vous aimez les pizzas, il y a au moins 5 pizzerias par rue. Mais le retour à l'hôtel s'est avéré compliqué : avec le carnaval qui approche, les rues sont bondées de monde à partir de 14h30. Et la menace de la bombe à eau ou de la mousse pèse sur les passants !


Nous profitons de notre séjour sur place pour organiser deux sorties, la descente en VTT sur la Route de la Mort le 13 Février -cliquez ICI- et le carnaval d'Oruro le 14 Février, le plus grand d'Amérique du Sud après Rio de Janeiro (sur le prochain article). Emilie restera sur place ce jour là pour se reposer, fort heureusement d'ailleurs car sans son aide nous aurions passé la nuit dehors (anecdote à découvrir également sur le prochain article...). 


 

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